ENQUÊTE. Entre ignorance, tabou et considération, quelle place pour le cycle menstruel dans le sport ?

Célia Sommer
·1 min de lecture

"J’ai eu des réflexions, du genre ‘Mais qu’est ce qui ne va pas chez elle, elle a ses règles ?’. Pendant vingt années, j’ai associé le fait d’avoir mes règles à quelque chose qui pouvait me rendre plus faible, se souvient Ysaora Thibus. Je m’étais tout simplement calée sur les codes masculins. Lorsque j’avais des maux de tête ou un mal de ventre, jamais je ne les ai associés à mon cycle. Je ne voulais pas me servir de cette excuse pour ne pas performer."

La fleurettiste française ne s'était jamais interrogée sur son cycle menstruel jusqu'à ce qu'elle en entende parler lors de la Coupe du monde féminine de football en 2019. Ses entraîneurs et les médecins qu'elle a rencontrés n'avaient jamais évoqué l'intérêt d'en tenir compte pour optimiser ses performances.

"La première fois que j’ai entendu parler de ce sujet-là, je me suis crispée : ‘ça y est, certains vont pouvoir user de cet argument pour tenter de démontrer l’infériorité de la femme’. Mais c’est vraiment cette idée-là qu’il faut déconstruire. Plusieurs choses se passent durant le cycle, donc il faut le comprendre, l’appréhender, l’optimiser, au même titre que la nutrition ou l’alimentation", poursuit Ysaora Thibus.

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