ENQUÊTE. Entre réalité et fantasme, la difficile appréhension du fait religieux par les clubs de sport

Guillaume Poisson
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Il a suffi d’une ligne, d'une phrase, pour tout réenclencher. Le 18 octobre dernier, Le Parisien révèle que l’assassin de Samuel Paty a été, un certain temps, licencié dans un club de lutte toulousain, lui-même soupçonné de rapprochement avec la mouvance islamique radicale. Le 21 octobre, la ministre des Sports Roxana Maracineanu indique à un parterre de référents "radicalisation et citoyenneté" qu'il leur appartient "d’agir sur ces dérives, pour les prévenir ou entraver leur développement, dès lors qu’elles représentent une atteinte à notre cohésion nationale". Plan de lutte, conférences annuelles, et désormais projet de loi : depuis 2015, le gouvernement et le ministère des sports multiplient les dispositifs et les prises de parole sur la question de la radicalisation dans le sport.

Y a-t-il tant de sportifs radicalisés dans nos clubs ? Il n’y a aucun chiffre pour l’attester, si ce n’est celui cité par un rapport d'information parlementaire rendu public en 2019, mais invérifiable puisque issu des renseignements : ils seraient "un peu moins de 1000" parmi les 13 000 inscrits sur le FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste) pour lesquels une pratique sportive serait identifiée. 1000 sur 30 millions de licenciés tous...

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