ENQUETE. Dans la tête de Rudi Garcia, le nouvel entraîneur de l'OL

"Fred, il faut que je passe te voir." Ce SMS annonciateur d'une mauvaise nouvelle, l'adjoint de vingt ans de Rudi Garcia l'a reçu deux jours avant l'annonce de son arrivée surprise à Lyon. Confident apprécié des joueurs dans tous les clubs où le binôme a fonctionné, Frédéric Bompard a cette fois été sacrifié. "C'est comme un deuil", souffle le numéro 2 déclassé, à la recherche d'un nouvel emploi. À Lyon, Jean-Michel Aulas n'a concédé qu'un collaborateur technique à son nouvel entraîneur, qui a préféré Claude Fichaux, son œil du côté de l'académie. Pas amer mais déçu, l'ancien lieutenant concède un regret lié à la dernière aventure commune, à Marseille : "J'espère que Rudi a fait le point de son côté, car ensemble on n'a jamais débriefé ce qui n'a pas marché la saison passée. Se cacher derrière les joueurs, c'est trop facile."

Le président de l'OL n'a pas tendu un chèque en blanc à ce coach qui l'a si souvent épinglé : son année et demie de contrat correspond à la durée minimum imposée par la charte du footballeur. À Garcia (55 ans) de s'adapter à Lyon, pas l'inverse. À Marseille, il était un manager général de fait, entre un président novice et un directeur sportif (­Andoni ­Zubizarreta) dont il a validé la venue. De sa position privilégiée, il a pourtant manqué de vision, empilant les recrues trentenaires (Adil Rami, Dimitri Payet, Luiz Gustavo) pour un résultat immédiat.

Une réputation de "calculateur"

"C'est un court-­termiste, ­égoïste et ­carriériste qui bâtit tout à cet...


Lire la suite sur LeJDD

Faire défiler pour accéder au contenu
Annonce

À lire aussi