ENTRETIEN - Jason Pendant (FC Sochaux) : "Alaba et Marcelo sont des exemples pour moi"

Alors qu'il vient d'enchaîner ses deux premières titularisations en Championnat, le Sochalien Jason Pendant ne veut pas s'arrêter en si bon chemin.

EXCLU GOAL - Vainqueur de la Coupe Gambardella 2015 avec les champions d'Europe U19 - Jérôme Onguéné, Jeando Fuchs et Marcus Thuram - le latéral gauche sochalien Jason Pendant vient d'enchaîner ses deux premières titularisations en Domino's Ligue 2. À 20 ans, le natif de Sarcelles assure qu'il se concentre uniquement sur son parcours. Et même s'il a eu besoin de plus de temps que les autres pour intégrer le groupe professionnel, celui que l'on surnomme "Moogli" a toujours cru en ses capacités et veut maintenant aller de l'avant.

Vous venez d'enchaîner vos deux premières titularisations en Domino's Ligue 2, on vous imagine heureux...

Jason Pendant : J'attendais ça depuis longtemps. Je suis très content d'avoir obtenu ces deux titularisations. Mes débuts avec les pros remontent à un match de Coupe de France contre Pontarlier (en novembre dernier). J'avais bien joué, je trouve, mais on a perdu et c'est tout ce que j'ai retenu à ce moment-là.

Comment expliquez-vous qu'autant de temps se soit passé entre votre première titularisation en Coupe de France et celle en Championnat ?

Je ne sais pas, c'est difficile à dire. Je me suis juste dit qu'il fallait continuer à bosser et qu'en étant patient ça allait venir.

Sentez-vous un réel changement entre la CFA 2 et les professionnels ?

Oui, il y a un réel changement. Ce n'est pas du tout la même intensité, c'est plus physique et ça va plus vite. Je dois encore travailler sur beaucoup d'aspects et je pense sincèrement qu'il me faudra encore un peu de temps avant de m'imposer définitivement au niveau professionnel.

C'est un discours très prudent et on sent que rien n'est acquis à vos yeux...

C'est exactement ça. Albert Cartier (qui quittera le club en fin de saison, ndlr) me parle beaucoup, me dit ce que je dois faire, ce que je dois améliorer. Mais je me prends aussi en main, tout seul. Je dois faire les choses bien pour le collectif parce que j'ai toujours joué pour le groupe avant-tout.

Ce besoin de jouer pour l'équipe et non pour soi est-il né à Sarcelles, là où tout a commencé pour vous ?

Sûrement. Dès petit, les éducateurs de Sarcelles me disaient de jouer pour le collectif. C'est ma force aujourd'hui pour la simple raison que le collectif aide chacun individuellement.

Vous faites partie de la génération Gambardella 2015, comment expliquez-vous que votre heure arrive si tard ?

Le fait que des joueurs comme Onguéné, Jeando (Fuchs) ou Marcus (Thuram) soient titulaires à l'époque les a aidés. Moi, en finale, j'étais remplaçant et je pense que ça n'a pas joué en ma faveur. Mais ce n'est pas quelque chose qui a été été difficile à vivre. Je ne me préoccupe pas des autres, juste de moi. Je fais mon petit bonhomme de chemin et j'avance.

De quels joueurs vous inspirez-vous pour avancer ?

J'aime beaucoup David Alaba et Marcelo. Alaba est très performant défensivement, mais aussi offensivement. Et Marcelo est généreux, il court partout sur le terrain. Ce sont des exemples à mon poste et j'essaye d'avoir les mêmes qualités qu'eux. Pour ça, je regarde des vidéos pour continuer à progresser mais il y a encore du boulot (rires).

Vous avez disparu des radars en sélection, figurez-vous dans la préliste de Ludovic Batelli pour la Coupe du monde U20 ?

Ça m'étonnerait, je n'ai rien reçu pour l'instant.

En tant qu'ancien international U16 et U18 de l'équipe de France, un retour en sélection fait-il quand même partie de vos objectifs ?

Oui, ça fait partie de mes objectifs, mais je ne me prends pas trop la tête avec ça. Je me concentre plus sur le club, je travaille et ça viendra quand ça viendra.

Propos recueillis par Benjamin Quarez

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