ENTRETIEN - Martin Terrier : "Bielsa est l'homme de la situation au LOSC"

Très attaché au LOSC, son club formateur, Martin Terrier (20 ans) ne rate pas un match du club nordiste qu'il a quitté cet été pour partir en prêt à Strasbourg. Prolongé jusqu'en 2021 avant son départ, l'international Espoirs français se montre confiant malgré le début de saison délicat de l'équipe entraînée par Marcelo Bielsa, 18e après 7 matches. Il assure qu'il faut laisser du temps aux Lillois et espère, de son côté, devenir un titulaire indiscutable de l'équipe strasbourgeoise avec laquelle il a inscrit son premier but avant de briller avec les Espoirs durant la trêve internationale.

PORTRAIT - Martin Terrier, le buteur surprise des Bleuets

Vous avez signé un nouveau contrat jusqu'en 2021 avec Lille avant d'être prêté à Strasbourg, était-ce si important que ça de prolonger avec votre club formateur ?

Martin Terrier : Oui, pour moi c'était très important. Je suis arrivé au LOSC à l'âge de 6 ans. C'était ma 13e année ici. Je suis très attaché à mon club formateur, c'est normal. C'était important pour moi comme pour eux de prolonger avant de partir en prêt parce que je pense qu'ils comptent sur moi.

Vous avez également deux frères qui ont joué à Lille, cela vous a-t-il mis un coup au moral quand ils n'ont pas été conservés ?

Ils n'ont pas eu la même trajectoire que moi, mais c'est le lot des centres de formation. C'est un brassage énorme. Certains réussissent, d'autres ne réussissent pas. C'est la loi du foot, malheureusement, et il faut rester objectif. Évidemment, ça m'a fait du mal de voir qu'ils n'étaient pas conservés, mais il faut savoir faire la part des choses. L'objectif, c'était de devenir professionnel à Lille et j'ai réussi.

La situation actuelle du LOSC n'est pas idéale, comme jugez-vous le début de saison du club nordiste ?

Je regarde tous leurs matches et je pense d'abord qu'il ne faut pas oublier qu'il y a eu du mouvement, que ce soit au niveau du staff et des joueurs, avec de nombreux départs et des arrivées. Il faut du temps pour que la machine se mette en route, mais je suis confiant.

Vous qui avez côtoyé Marcelo Bielsa, pensez-vous toujours qu'il est l'homme de la situation ?

Évidemment qu'il est l'homme de la situation. S'il a une renommmée mondiale, ce n'est pas pour rien et je suis persuadé que ça venir. Aujourd'hui, je suis toujours en contact avec certains joueurs comme (Adama) Soumaoro et (Yassine) Benzia. On en parle et à l'entraînement, ils me disent que tout se passe bien, il faut juste que la mayonnaise prenne.

Dijon Strasbourg Corgnet Terrier Ligue 1

Vous venez de marquer votre premier but avec Strasbourg et continuez d'impressionner en Espoirs (6 buts et 1 passe décisive en 3 matches). Vous marchez sur l'eau en ce moment...

On peut dire ça (rires). Je suis dans une bonne dynamique et j'espère que ça va continuer. À Strasbourg, j'ai la confiance du club et du coach (Thierry Laurey), avec qui j'ai eu un excellent feeling, ça fait la différence. Je suis très bien entouré, j'ai le soutien de ma famille qui m'a toujours suivi, même ici, où ils viennent quand ils peuvent. Pour moi, c'est important.

Vous marchez donc également à l'affectif...

Oui, forcément. On a besoin de soutien parce que ce n'est pas toujours facile de partir dans un autre club. C'est la première fois que je fais ça, c'est une première expérience pour moi et ça se passe très bien.

Thierry Laurey vous a fait débuter plusieurs fois sur le banc, l'objectif est-il aujourd'hui de devenir un titulaire indiscutable ?

C'est clairement mon objectif. Je veux avoir le plus de temps de jeu possible. Le coach fait des choix, je respecte. Le seul souci que je dois me faire c'est que quand je rentre sur le terrain je dois lui prouver qu'il a tort.

Vous avez un profil d'attaquant polyvalent, plus souvent utilisé sur un côté, où préférez-vous jouer ?

Je n'ai pas vraiment de poste. Derrière l'attaquant, c'est le poste que je préfère, où je me sens le plus à l'aise, mais je peux dépanner à droite ou à gauche, comme je l'ai fait à Lille ou à Strasbourg. Même en pointe, où j'ai joué au Mondial U20. Mais c'est vrai que j'ai de l'affection pour le poste derrière l'attaquant. J'aime être au cœur du jeu, à l'origine des actions. Quand je joue à ce poste, je peux aussi être un renard des surfaces, je ne me pose pas vraiment de questions. Je n'hésite pas à frapper et comme je suis plutôt adroit, ça me sourit souvent.

Grâce à votre but contre Dijon (1-1) avant la trêve, Strasbourg a d'ailleurs mis fin à une série de 4 défaites consécutives...

On était dans une spirale négative et on se devait de prendre au moins un point avant la réception de Marseille (dimanche, 15h). Je suis content d'avoir marqué parce qu'en tant qu'attaquant, on sait que les stats sont importantes. Je suis quelqu'un d'altruiste, qui aime presque plus faire des passes décisives que marquer des buts. Mais je me dois aussi de marquer et tant que je marquerai il n'y aura pas de souci.

Propos recueillis par Benjamin Quarez, à Clairefontaine.

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