Entretien avec Pascal Lesselier à l’organisation de la Military Race Color Edition

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Rendez-vous les 20 et 21 mai pour la Military Race Color Edition.
Rendez-vous les 20 et 21 mai pour la Military Race Color Edition.

Dans les starting-blocks, Pascal Lesselier. Et ça tombe bien, pour l’architecte de courses événementielles qu’il est, à la tête de la société 2L Aventures, qu’il dirige avec Claude Lamir. Ensemble, ils organisent les 20 et 21 mai, la Military Race Color Edition, sorte de temps fort de masse, pour eux qui oeuvrent le reste de l’année, sur des opérations de type « team building ». La Military Race Color Edition est une épreuve d’obstacle, physique mais d’abord conviviale, pour les participants. Autant qu’un enjeu singulier pour l’organisation, qui ambitionne de gagner en notoriété pour développer encore plus largement son savoir-faire. Les explications avec Pascal Lesselier…

Depuis combien de temps mûrissez-vous ce projet de Military Race Color Edition ?

Pascal Lesellier : Depuis notre première course d’obstacle, en 2019, sur la base militaire, à Vélizy-Villacoublay. Nous avions fait participer les UNSS et les entreprises du plateau, et nous avions eu pas loin de 2 000 personnes sur une journée. Depuis nous avons travaillé, deux ans, avec l’école polytechnique de Palaiseau, sur un format de course d’obstacles, pour les élèves. Nous est alors venue l’idée d’un partenariat, et en échange d’une course d’obstacles pour eux, nous bénéficions des installations le vendredi et le samedi pour monter une autre courses, à destination des entreprises du vendredi et des particuliers, familles et amis, le samedi.

Pourquoi ce type de format en particulier ?

Pascal Lesellier : C’est quelque chose qui plaît depuis longtemps. Sa particularité : ce sont des courses qui font entre 15 et 20 km, avec des obstacles tous les kilomètres. Nous voulons un parcours moins long en distance, mais plus fourni en obstacles, de façon à le rendre ludique. Notre parcours est conçu pour être fait en équipe, pour aider la cohésion. Il y a du rampé, du sauté, du franchissement… La particularité de cette course est qu’elle est terrestre et nautique.

Sur la logistique, est-ce lourd à mettre en place ?

Pascal Lesellier : Ça l’est, dans la mesure où nous devrons nous y prendre une dizaine de jours avant. Là, nous commençons à préparer le terrain. Il y a de l’élagage, de la mise en place de certains agrès, du type murs de franchissement… Pour le reste, nous louons des structures métalliques, du type scène musicale. En terme de budget, c’est 90 000 euros d’investissements. Pour les entreprises, le vendredi, nous aurons un espace village accueil, avec une possibilité de louer des emplacements privatifs. Les gens viendront avec leurs salariés ou leurs biens privatifs (frigo, cafetière etc…). Nous voulons faire un beau village d’accueil. Des concerts auront lieu le vendredi et le samedi soir, avec la possibilité de consommer et de manger sur place. Tout cela va nécessiter une grosse semaine de mise en place.

L’opération mobilise-t-elle du monde ?

Pascal Lesellier : Pour le projet, son traçage et sa mise en place sur plan, seulement Claude (Lamir, son associé, ndlr), et moi. Après, nous passons par des sociétés de location, pour ce qui est de tous les gros obstacles à monter. Tous les obstacles, c’est nous qui les avons mis sur plan. Nous avons travaillé à la machine 3D, pour concevoir et imaginer nos obstacles. Nous avons reçu le feu vert du prestataire loueur de structure. Pour les monter, cela mobilise tout notre staff.

Avez-vous des sponsors ?

Pascal Lesellier : Non. Nous avons mis en place un cahier des charges, avec un dossier de sponsoring. Aujourd’hui je ne sais pas si la période est propice, ou non. Nous n’avons pas eu de retours positifs, venant de ceux que nous avons contacté, mais nous avons bon espoir qu’après avoir fait cet évènement, nous aurons moins de mal à trouver des sponsors, l’année prochaine.

Combien attendez-vous de participants ?

Pascal Lesellier : Nous espérons en avoir entre 2 000 et 3 000. C’est ce qu’il nous faudrait pour rentrer dans les clous, et aussi pour se faire connaitre. Nous avons de grosses ambitions et nous espérons que des gens verront ce que nous sommes capable de mettre en place. Nous avons une très belle proposition à venir, sur un très gros évènement, avec une grosse portée, mais nous attendons d’abord de voir le retour que nous obtiendrons sur celui-ci.

Qui peut participer ? Faut-il avoir une condition physique optimale ?

Pascal Lesellier : Pas du tout. La particularité de notre course d’obstacle, est que tous nos obstacles ont été conçus, de façon à ce qu’ils se passent en priorité en groupes. Nous voulons que cela soit ludique, tout en étant un peu sportif, mais accessible à tout le monde. Quelqu’un qui n’a pas la condition pour courir 4km pourra le faire à son rythme, en marchant. L’idée, et c’est très important pour nous, c’est la cohésion d’équipe. C’est pour cela que nous souhaitons que les gens viennent entre amis ou en famille, de façon à ce que le plus aguerri aide celui qui l’est moins, à franchir l’obstacle. C’est vraiment notre ligne de conduite sur l’évènement.

A ce jour, avez-vous beaucoup d’inscrits ?

Pascal Lesellier : Pas encore, mais nous avons énormément de retours, notamment d’entreprises. D’ici la fin du mois, ca va se décanter. Nous aurons des retours plus officiels. C’est encourageant.

Comment va se matérialiser la partie solidaire de cette course ?

Pascal Lesellier : Il y a deux choses : la première, nous avons Century 21 qui s’est engagé à remettre un chèque de 10 000 euros au Fonds l’Etoile (pour la recherche sur le cancer infantile, ndlr), au moment de la course. Nous avons Estelle Denis, Claude de Koh Lanta et quelques people du sport, qui viendront soutenir le projet. Ca va, j’espère, générer un peu de monde. D’autre part, sur notre site d’inscription, il est possible de faire un don au Fonds l’Etoile. Là, sur les personnes déjà inscrites, nous avons un ratio-don de 10 euros en moyenne. On sent que c’est une cause qui interpelle les gens.

Ces people, ils viennent le vendredi ou le samedi ?

Pascal Lesellier : Ils viennent le samedi.

Jusqu’à quand peut-on s’inscrire ? Quelles sont les modalités ?

Pascal Lesellier : Nous avons un QR code. Les gens le flashent, ça les emmène directement sur le site d’inscription. Le tarif est de 35 €, pour les entreprises et 45 €, pour les particuliers. Pour les entreprises qui veulent s’inscrire, elles doivent nous contacter pour bénéficier d’un code entreprise pour faire descendre le tarif à 35 €, sinon les particuliers arrivent sur notre site, ils s’inscrivent, ils créent leur compte, et ils ont un bulletin de santé à remplir en ligne (quelques questions primordiales). S’ils répondent « non » partout, alors l’inscription est validée. Le jour J, ils viennent avec leur pièce d’identité et leur bulletin de santé, nous leur donnons leur brassard, et ils peuvent se mettre sur la ligne de départ et se préparer pour leur course. Le vendredi comme le samedi, il y a possibilité de faire la course en nocturne. Cela veut dire que nous louons de l’éclairage.

Quelle sera la plage horaire pour participer ?

Pascal Lesellier : Cela va se dérouler de 9h à 23h. En s’inscrivant, les gens ont le choix du créneau horaire sur lequel ils veulent courir. Pour gérer les flux, nous serons capable de faire partir entre 35 et 50 personnes toutes les dix minutes/un quart d’heure. Cela fait à peu près, 200 personnes à l’heure.

Cette première édition en appelle d’autres ?

Pascal Lesellier : C’est une première dans cette envergure. Ce n’est pas la première que nous montons. Nous avons réuni sur cette course, du nocturne, du nautique et de la couleur. Beaucoup d’éléments pour que ce soit une vraie réussite et une grosse fête.

Pour participer à la Military Race Color Edition 2022, rendez-vous ici

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