Équipe de France : ils peuvent y croire

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BLEUS – Ce soir, Didier Deschamps donnera sur le plateau du 20h de TF1 la liste des 23 veinards qui auront la chance de disputer le Mondial. Si certains cadres sont d’ores et déjà assurés d’avoir leur ticket pour la Russie, d’autres prétendants suivront fébrilement l’annonce du sélectionneur de l’équipe de France. Petit tour d’horizon de ces outsiders qui, à la faveur des blessures ou de leur forme du moment, ont des raisons d’espérer.

Adil Rami

C’est bien connu : le malheur des uns fait souvent le bonheur des autres. En l’absence de Laurent Koscielny, victime d’une rupture du tendon d’Achille contre l’Atlético, le défenseur central de l’OM pourrait bien arracher son billet pour la Russie dans la dernière ligne droite. Auteur d’une belle saison avec le club phocéen, Rami et sa solide expérience internationale (33 sélections) ont de quoi séduire Deschamps. D’autant plus que celui-ci a pris l’habitude de faire appel à l’ancien Lillois pour pallier l’absence de ses premiers choix. Comme en 2016, où la blessure de Varane lui avait permis de disputer l’Euro. Adil verni.

Clément Lenglet

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le défenseur central de Séville pourrait lui aussi profiter de l’absence de Koscielny, si d’aventure Deschamps décidait de jouer la “carte jeune”. Moins expérimenté que Rami, jamais appelé chez les Bleus, Lenglet part bien sûr avec un gros handicap dans la course au Mondial, d’autant plus que DD n’a pas coutume d’embarquer des nouveaux venus à la dernière minute. L’ex-capitaine de Nancy peut néanmoins exciper de son excellente saison avec les Palanganas. Notamment en Ligue des champions, où il a brillé à plusieurs reprises (Lukaku et Lewandowski peuvent en témoigner). Quand on sait l’importance que le sélectionneur des Bleus accorde aux rencontres de prestige pour faire ses choix, on se dit que le natif de Beauvais a le droit de rêver. Passer de la Ligue 2 à une possible participation à la Coupe du monde en deux ans : la courbe de croissance de Lenglet laisse songeur.

Bouna Sarr

Longtemps, le milieu de terrain Marseillais a davantage attiré les sifflets que la lumière sous le maillot de l’OM. Mais ça, c’était avant qu’un Rudi Garcia au nez creux décide de le réinventer au poste de latéral. Depuis, Bouna s’éclate dans le couloir droit. Sérieux dans les duels, précieux en contre-attaque, le néo-défenseur achève une saison pleine (46 apparitions), ponctuée de quelques prestations majuscules dans les matchs de gala. Très en vue en Ligue Europa – notamment hier soir face à l’Atlético, où il fut un des meilleurs Marseillais sur la pelouse -, Sarr a démontré qu’il savait élever son niveau de jeu lorsque l’intensité monte d’un cran. En l’absence de doublure incontestable derrière Sidibé, et même si Benjamin Pavard a livré une copie propre en mars dernier, sa forme du moment lui offre une petite chance d’intégrer la liste élargie de Deschamps.

Mathieu Debuchy

En décembre dernier, Debuchy était à la cave. Blacklisté par Wenger à Arsenal (une seule titularisation en PL entre 2016 et 2018), l’ex du LOSC a eu la bonne idée de se mettre aux Verts au mercato hivernal. Bilan : 14 matchs de patron en Ligue 1, ponctués par 5 buts (meilleur total pour un latéral dans le Big 5 en 2018), et une belle remontée au classement avec Saint-Etienne, dont il est rapidement devenu un taulier. Titulaire d’un joli CV international (25 sélections), “La Bûche” pourrait donc bien faire feu de tout bois avec les Bleus, après plus de 27 mois de séparation.

Steven N’Zonzi

Là, tout est une question de système. La Coupe du Monde est une longue compétition – du moins, c’est ce que l’on souhaite aux Bleus -, au cours de laquelle le schéma tactique des équipes peut évoluer au gré des circonstances et des adversaires. Si d’aventure Didier Deschamps décidait d’évoluer en 4-3-3, il lui faudrait embarquer une sentinelle supplémentaire derrière Kanté. Or Rabiot rechigne à jouer dans cette position – et n’a pas vraiment brillé en bleu -, et la Dèche préfère voir Tolisso porter le costume de relayeur. Dans ces conditions, Steven N’Zonzi, excellent avec Séville depuis le début de l’année, pourrait bien tirer son épingle du jeu. 

Alexandre Lacazette

Absent du dernier rassemblement des Bleus pour cause de blessure à la cuisse, l’attaquant des Gunners a connu un sérieux trou d’air en début d’année (un seul but entre fin janvier et fin mars). Auteur d’une bonne première partie de saison (8 buts, 2 passes décisives), l’ancien porte-flingue lyonnais a fort heureusement redressé la barre au printemps. Résultat : 8 pions et un assist lors des 11 dernières sorties d’Arsenal. De quoi redorer son blason aux yeux du sélectionneur dans le sprint final. Si d’aventure DD décidait de ne pas faire évoluer M’Bappé dans un registre axial, “La Gâchette” pourrait bien jouer les doublures en pointe.

Nabil Fekir

Bien parti pour rejoindre la Premier League la saison prochaine, le maître à jouer de l’OL a réalisé une saison majuscule avec les Gones en dépit de ses blessures (22 buts, 8 assists tcc). Outre ce bilan statistique flatteur, le leader technique de l’OL a prouvé cette année qu’il était capable d’évoluer avec brio dans plusieurs registres différents, notamment en soutien de l’attaquant. Dans l’hypothèse où Deschamps désirerait doubler le poste de Griezmann, la polyvalence de Fékir pourrait plaider en sa faveur.

Dimitri Payet

Meilleur passeur du Big 5 toutes compétitions confondues (21 assists), le meneur de jeu olympien a fini la saison en trombe. Impliqué sur 6 des 7 derniers buts de son équipe et sur 14 buts en 17 rencontres en Ligue Europa, Il est aussi le joueur qui fait le plus de passes avant un tir en Europe cette saison, devant Kevin de Bruyne. Un bilan statistique spectaculaire, auquel Deschamps n’est sans doute pas resté insensible. Reste un gros point noir : la blessure qui s’est réveillée hier soir en finale face à l’Atlético, et qui a contraint le Réunionnais à quitter les siens prématurément. Son cas devrait faire l’objet d’un examen approfondi aujourd’hui. Si celui-ci s’avérait rassurant, Payet pourrait bien s’envoler pour la Russie. De quoi sécher les larmes qu’il a abondamment versées au Groupama Stadium.

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