Equipe de France - Mandanda : "À aucun moment je n'ai pensé à arrêter"

Son retour au haut niveau cette saison

Être un sportif de haut niveau, c'est être un homme aussi avant tout. On a des passages un peu plus compliqués, des saisons un peu plus difficiles. Mais c'est aussi être fort mentalement, savoir se remettre en question au quotidien, et c'est ce que j'ai fait. C'est ce qui me permet d'être là aujourd'hui.

Effectuer une cure de remise en forme l'été dernier

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C'est une décision qui a été prise bien avant l'été. Ça a été pour moi un élément déclencheur, et derrière il y a eu cette non-sélection. Ça a été dur sur le coup, mais ça m'a aussi permis de souffler, d'avoir un mois de vacances, ce que je n'avais pas eu depuis pas mal de temps. J'ai pu m'aérer l'esprit et travailler pour revenir dans de meilleures conditions, physiques et mentales. 

Son rôle de doublure chez les Bleus

C'est mon rôle depuis pas mal d'années. Je sais que je suis n°2, je dois être présent quand on fait appel à moi et c'est ce que j'essaie de faire. Je n'ai aucun souci avec ça, je le vis très bien (...) Hugo est notre capitaine, c'est le n°1. Peu importe mes performances, quand il sera rétabli je sais, et vous savez, pertinemment qu'il retrouvera sa place. Il n'y a pas de débat. (...) À aucun moment je n'ai pensé à arrêter l'équipe de France. Ça ne m'a jamais traversé l'esprit. C'est un honneur et un plaisir de faire partie de ce groupe, de porter ce maillot. C'est même une source de motivation supplémentaire pour pouvoir être performant.

Les critiques dont il a fait l'objet la saison dernière

J'ai douté à un moment, forcément. Après, j'avais dans la tête cet objectif de revenir. Il fallait tout faire pour ça, se donner les moyens d'y arriver pour être performant et postuler une nouvelle fois à une convocation en EDF. Pour ce qui est des critiques, ça fait partie du jeu, il faut savoir les accepter comme on accepte les éloges.

France World Cup
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Son statut à l'Euro

Je n'ai pas plus de pression que d'habitude, parce que j'ai suffisamment d'expérience. Et Hugo est notre capitaine, c'est le n°1. Peu importe mes performances, quand il sera rétabli je sais, et vous savez, pertinemment qu'il retrouvera sa place. Il n'y a aucun débat et aucun souci à avoir.

Les Bleus, potentiels favoris ? 

Il faut déjà se qualifier. On le sera si on gagne jeudi. Mais on a déjà vu par le passé que tant que ce n'est pas fait mathématiquement, rien n'est acquis. Après, si on y est, je pense qu'on sera très attendus puisqu'on est champions du monde en titre. Notre défaite en finale de l'Euro (2016) nous a servi, notamment pour être champions du monde. Mais notre expérience acquise lors des deux dernières grandes compétitions peut nous servir sur cet Euro.

Ne pas être tête de série à l'Euro

Je ne pense pas que ce soit un handicap, même si c'est toujours mieux d'être tête de série. On a beau être dans un groupe plus abordable, sur le terrain ça reste toujours des matches compliqués. On l'a déjà vu par le passé. De toute façon, il faudra battre tout le monde. À nous de nous qualifier et d'être solides et performants ensuite pour battre toutes les nations, parce qu'encore une fois on aura l'objectif de gagner. Et il faut être armé pour ça.

Areola et Maignan, l'avenir de l'EDF dans les cages ?

Ils sont tous deux décisifs, imposants, ils ont une bonne qualité de pied, sont très bons sur leur ligne et dans les airs. Ils sont assez complets. On a la chance d'avoir un groupe de gardiens performants, et qui s'entendent bien. C'est bien pour tout le monde.

La centième de Didier Deschamps

Je le connais très bien, je l'ai eu trois ans à Marseille et pas mal de temps ici en équipe de France. Ce qui fait de lui un sélectionneur à part ? Il gagne, il dure et il est bien vu par l'ensemble du groupe. Il communique énormément, il est toujours positif, et il sait inculquer cette culture de la gagne. Partout où il est passé, il a gagné, et il continue de le faire avec l'équipe nationale. J'ai un grand respect pour sa carrière de joueur et d'entraîneur (...) Avoir confiance en son sélectionneur, avoir de bons rapports avec lui, ça joue forcément sur l'état d'esprit et la cohésion du groupe. Le coach sait très bien mener son groupe. Il sait être dur quand il le faut aussi, tout en étant clair et cash avec chacun. Et c'est ce qui plaît aussi aux joueurs. Pour les résultats, ça aide forcément. 

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