Equitation - Concours complet - Le concours complet de Pau maintient le cap

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Envers et contre tout, le concours palois cinq étoiles avait eu lieu l'an passé. Ce week-end, dans un contexte sanitaire toujours complexe, il maintient le cap. L'an passé, il n'en était resté qu'un. Et c'était Pau. « Il faut vraiment un pète au casque pour faire ça, plaisante Pascal Sayous, l'organisateur du concours top niveau Les Etoiles de Pau. C'était tout simplement quitte ou double. Si j'avais été contraint de renoncer, je mettais la clé sous la porte. » Pour cause d'épidémie de Covid, de conditions sanitaires drastiques et de financements devenus problématiques, les cinq autres organisateurs de concours cinq étoiles format long (*) avaient renoncé. Seul Pau s'était entêté à ne pas baisser pavillon. En bon Béarnais à la tête dure, Pascal Sayous n'avait pas lâché. Pascal Sayous, organisateur du concours complet de Pau « Parvenir malgré tout à organiser le concours dans ce contexte a généré de la jalousie » « Mais au bout du compte, je ne sais pas si je serais prêt à refaire ça, poursuit-il. Une fois, ça va. Mais deux fois, il ne faudrait peut-être pas trop tenter le diable. Mon frère me disait : "Tu vas passer, mais ric-rac". » Frère Sayous voyait juste, mais il n'avait pas imaginé les sueurs froides que cela allait générer. Car « le mardi avant le coup d'envoi du concours, j'avais l'accord de la Préfecture, reprend Pascal Sayous. Le jeudi, je ne l'avais plus. J'étais bloqué : pas possible de dire aux exposants et aux cavaliers venus d'un peu partout "Barrez-vous". Finalement, la Préfecture a été très bien et ça s'était arrangé au dernier moment. » Cette année, le contexte est différent, à l'occasion de la 31e édition du traditionnel rendez-vous du domaine de Sers. Même s'il n'a rien d'idéal encore. « Parvenir malgré tout à organiser le concours dans ce contexte a généré de la jalousie, déplore l'organisateur. Les Anglais, dominateurs dans cette discipline, sont présents en masse cette année, avec notamment les champions olympiques de Tokyo Olivier Townend, Tom McEwen et Laura Collett (ces deux derniers, vainqueurs à Pau en 2019 et 2020), et « représentent près de cinquante pour cent des engagés », s'enflamme Pascal Sayous. Le programme Vendredi : dressage.
Samedi
: cross.
Dimanche
: saut d'obstacles. Outre la légion anglaise, certains sociétaires de longue date du Top 10 mondial, tels par exemple les Néo-Zélandais Tim et Jonelle Price, sont au rendez-vous. Et avec eux quelques-uns des meilleurs Français : le vainqueur de Pau 2016 Maxime Livio, mais aussi Cédric Lyard. « Concernant les Anglais, j'avais un peu peur en raison du Brexit. Parce que ça devient compliqué entre l'Angleterre et la France, révèle l'ordonnateur du rendez-vous palois. Je me disais : "Si tu n'as pas les Anglais, tu n'es pas bien du tout !" » Mais au bout du compte, il y du très beau monde à Pau. Pour autant, le concours complet de très haut niveau n'en a pas encore fini avec les contraintes liées au Covid. Ainsi, les concours de Badminton et Burghley n'ont-ils pas eu lieu, cette année encore. Lühmühlen et Lexington ont été organisés, mais sans public. Seul Elkton, le petit nouveau de la bande, s'est tenu dans des conditions normales. « Mais organiser aux Etats-Unis est très différent de ce qui se fait chez nous. Les contraintes et les possibilités ne sont pas les mêmes. Ainsi, Lexington avait été annoncé comme annulé dans un premier temps. Puis, une souscription a été organisée. Les dollars ont afflué et l'épreuve a pu avoir lieu. Ici, ce ne serait pas possible de collecter suffisamment d'argent. » Évidemment, une question brûle les lèvres. Au fait, lourdes pertes l'an dernier, dans un budget prévu à hauteur de 1,5 million d'euros ? « Eh bien non, rigole Pascal Sayous. On était parvenus à équilibrer. Parce que si le dimanche pour le jumping, nous avions une jauge donc des rentrées en recul, la veille lors du cross, nous avions fait l'équivalant de la totalité de la billetterie de l'année précédente ! Les gens avaient tellement envie de sortir qu'ils étaient venus en masse. Et, là, j'étais sur soixante-cinq hectares. Donc, pas de restrictions. Au moins cette année, avec près de 85 % de gens vaccinés, les choses sont plus claires. » lire aussi Toute l'actualité de l'équitation (*) Seuls sept concours au monde sont ainsi labellisés au plus haut niveau. Concours britanniques (Badminton et Burghley), américains (Lexington et Elkton, ce dernier étant apparu en 2021), allemand (Lühmühlen), australien (Adélaïde) et Pau.

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