Equitation - Euro (complet) - Michel Asseray : « On va vivre un truc incroyable »

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Juste après une médaille aux Jeux Olympiques, pourquoi pas une autre à l'Euro ? C'est le défi que le complet bleu va tenter de relever à Avenches, en Suisse. À peine ont-ils eu le temps de rentrer des Jeux olympiques de Tokyo, médaille de bronze en poche, que les''complétistes'' français sont à nouveau de sortie. Cap cette fois sur la Suisse pour des championnats d'Europe organisés à Avenches. À ceci près que l'équipe bleue alignée ne compte aucun des cavaliers vus au Japon. Comment cet Euro s'inscrit-il dans la logique de travail des Bleus ? Quel sens a-t-il ? Le point avec Michel Asseray, DTN adjoint en charge du complet et juge international. Moins de deux mois après les JO vous êtes à Avenches. Quel sens ce rendez-vous peut-il bien avoir ?
Les Jeux sont l'aboutissement d'une longue préparation. Derrière, il y a parfois un petit coup de mou. Sauf que, cette fois, il faut se remobiliser vite car les prochains JO vont arriver rapidement. Il n'y a plus que trois ans d'ici Paris 2024. Mais en réalité, on n'a que deux ans pour travailler, la dernière année étant surtout de la finition. Il faut donc pouvoir vite engager de nouveaux couples sur un championnat pour les tester et ne pas prendre de retard. Cet Euro est important pour faire un état des lieux des couples en devenir, parfois même d'un cavalier en devenir. En termes d'expérience, il n'y a pas d'équivalent au fait de monter en équipe sur un championnat. Et côté motivation, quoi de mieux que de préparer des JO prévus dans son propre pays ? On va vivre un truc incroyable. Du coup, vous présentez une équipe complètement différente...
On a un peu hésité avec Thierry (Touzaint, sélectionneur national). Car à Tokyo les chevaux ont fait une épreuve courte. On a raccourci le temps en raison de la chaleur sur place. Et le transport en avion a été très bien vécu par eux. Donc, on avait des chevaux sans doute capables de refaire une compétition. Mais on a choisi de ne pas les reprendre, de les protéger en vue des Mondiaux l'année prochaine. Cette option permet de lancer dans le grand bain six nouveaux couples. Étant entendu qu'on ne fait pas un championnat simplement pour participer. On vise les médailles. Il y a un équilibre à trouver : on ouvre le vivier tout en espérant décrocher une médaille. Si nous n'avions pas cette ambition, nous aurions peut-être sélectionné un ou deux couples alignés aux JO de Tokyo. Mais en aucun cas, on ne s'est dit''on ouvre à six nouveaux pour leur faire plaisir''. « Maxime Livio sort un peu du lot » Qu'en est-il des autres équipes engagées sur cet Euro ?
Nos principaux adversaires, Anglais et Allemands, viennent aussi pour faire des médailles. Quand on fait partie de l'une des meilleures nations de cette discipline, on ne participe pas à un championnat d'Europe pour se contenter de faire de la formation. L'envie de gagner est nécessaire dans une équipe. Sans elle, la moitié du potentiel disparaît. Il ne faut pas se mettre la médaille autour du cou avant de commencer. Mais il faut vraiment avoir envie de l'obtenir, c'est-à-dire être très professionnel, très bien se préparer, être très concentré. Si les couples que nous emmenons ici font bien leur travail, la médaille devrait venir. Parmi les couples français, qui fait office de pilier ?
En raison de sa technique, Maxime Livio sort un peu du lot. Il a participé à de grands événements. Il a fait deux fois les Jeux équestres mondiaux. Il a un savoir-faire intéressant et sa personnalité dégage naturellement quelque chose. Après, nous avons des cavaliers ayant du métier, Gwendolen Fer et Nicolas de Zuchowitcz ont déjà participé à des championnats. Pour d'autres, il s'agit de leur première fois. Mais attention : le rôle de leader peut être très affiché, très visible, sauf que parfois les leaders ne sont pas forcément ceux auxquels on pense. Par exemple, à Tokyo, Nicolas Touzaint (or par équipes aux JO 2004, or individuel à l'Euro 2003 et 2007), qui est d'un naturel discret, a été un très bon parrain pour Christopher Six. Il a eu des mots forts, rassurants. Mais on s'en est à peine rendu compte. Le leader n'est pas toujours celui qui prend la parole en permanence. Il peut agir avec un regard, un mot, une main sur l'épaule à un moment important. PROGRAMME: Jeudi : dressage (1e partie).
Vendredi : dressage (2e partie).
Samedi : cross.
Dimanche : saut d'obstacles. ÉQUIPE DE FRANCE : Jean-Lou Bigot (Utrillo du Halage), Luc Château (Troubadour Camphoux), Stanislas de Zuchowicz (Covadys de Triaval), Gwendolen Fer (Romantic Love), Maxime Livio (Api du Libaire), Ugo Provasi (Shadd'Oc).

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