Equitation - Justice - Une plainte pour agression sexuelle contre un entraîneur de voltige équestre classée sans suite

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Jacques Ferrari, ex-champion du monde de la discipline, était poursuivi par une de ses anciennes élèves. La justice a classé cette procédure pour « infraction insuffisamment caractérisée ».

D'une voix posée, il revient sur ce qu'il nomme son « cauchemar ». Jacques Ferrari, 33 ans, ancien champion du monde de voltige équestre et entraîneur, vient de voir la justice classer sans suite une plainte déposée contre lui à la fin de l'année 2018 par une de ses anciennes élèves. Cette dernière avait décidé de dénoncer des faits de « corruption de mineur » et d'« agression sexuelle » sur sa personne.

Saisis des investigations, les enquêteurs du service régional de police judiciaire (SRPJ) d'Angers ont entendu les différentes parties à la demande du parquet de Saumur (Maine-et-Loire) dans le cadre d'une enquête préliminaire. La procureure de la République de Saumur, Alexandra Verron, a finalement classé cette procédure, le 17 septembre dernier, pour « infraction insuffisamment caractérisée ». En clair, les investigations menées n'ont pas permis d'étayer les faits dénoncés par la plaignante. Cette dernière peut encore agir en justice, en déposant une nouvelle plainte, mais cette fois-ci, auprès du doyen des juges d'instruction.


Jacques Ferrari assure avoir traversé « trois ans de cauchemar ». « J'ai vécu l'enfer, souffle-t-il. « Je n'ai toujours pas compris l'emballement médiatique autour de cette affaire. La libération de la parole est une très bonne chose et je la défends. Mais c'est aussi important de respecter la présomption d'innocence. Pour moi, ça n'a pas été le cas ». Informé de la procédure engagée contre lui, le ministère des Sports l'a licencié de la fonction publique avant la validation de son diplôme de professeur d'État.

« Aujourd'hui, ce que je souhaite, c'est ma réhabilitation professionnelle et personnelle, poursuit-il. « J'ai surtout envie de tourner la page et d'avancer. Je sais que je n'ai plus d'avenir au niveau de la fédération d'équitation et que la voltige équestre ne sera plus mon domaine d'activité premier ».

Jacques Ferrari, par le biais de son avocat, Me Olivier Rolland, s'apprête à déposer plainte pour « dénonciation calomnieuse ». « C'est plus une action de principe car le mal est fait, confie-t-il. « Je ne cherche ni une revanche, ni de l'argent. Cette histoire a vraiment bousillé ma vie ». Sollicité, le parquet de Saumur n'a pas donné suite.

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