Equitation - Saut d'obstacles - Les meilleurs cavaliers réunis au Masters de Chantilly

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Ce n'est plus un plateau de cavaliers, mais carrément un fromage de têtes que présentent les organisateurs pour leur premier Masters à Chantilly. Juste avant les Jeux Olympiques de Tokyo et alors que le coronavirus rôde toujours, le tout nouveau Masters de Chantilly accueille l'élite du saut d'obstacles à partir de ce jeudi et jusqu'à dimanche. L'an passé, il avait appelé le monde équestre à « se réinventer » et à « imaginer le monde de demain ». Un an plus tard, on va savoir si, pour sa part, Christophe Ameeuw a relevé ce défi, à l'occasion de la première édition du Masters de Chantilly. Car, avec ce rendez-vous organisé dans un décor princier entre le château et les Grandes écuries construites il y a trois cents ans, l'organisateur belge ambitionne tout simplement de faire, un jour, jeu égal avec Aix-la-Chapelle, la « Mecque » allemande et mondiale de l'équitation. Changement de partenaire, de cadre et de piste En pleine crise de Covid et après avoir mis un terme à ses Masters series, la société belge EEM (Equestrian Events Management) et son président fondateur avaient annoncé la première étape du renouveau avec la création du Masters de Chantilly. Changement de partenaire titre, l'horloger suisse Rolex remplaçant l'horloger suisse Longines. Changement de cadre aussi, l'indoor cédant la place à la compétition en extérieur. Changement de piste enfin, l'herbe de Chantilly faisant oublier le sable des concours indoor. lire aussi Toute l'actualité de l'équitation De son côté, le traditionnel concours de Chantilly, alors en rupture de ban avec le très médiatique circuit du Global Champions Tour, avait vu là une opportunité rêvée pour se relancer spectaculairement. La crédibilité de l'organisateur a convaincu les cavaliers et leurs propriétaires. La venue d'un plateau copieux et talentueux, à trois semaines du coup d'envoi des Jeux Olympiques, en est la démonstration. Crédibilité et curiosité En effet, pas moins de cinq champions olympiques sont au rendez-vous : le Suisse Steve Guerdat (titré individuellement en 2012), mais aussi Pénélope Leprévost, Kevin Staut, Roger-Yves Bost et Philippe Rozier (titrés par équipes en 2016). À ce quintet, il faut encore ajouter le Suisse Martin Fuchs (champion d'Europe en titre) ou encore le Canadien Mario Deslauriers aujourd'hui âgé de 56 ans et qui, à 19 ans, avait été le plus jeune cavalier à remporter la finale de la Coupe du monde en 1984. Mais aussi les Belges Olivier Philippaerts et Jérôme Guéry ou l'Irlandais Bertram Allen. Ainsi que Nicolas Delmotte, sélectionné dans l'équipe de France olympique pour Tokyo. Crédibilité donc. Curiosité aussi avec l'envie de voir ce que Christophe Ameeuw, souvent présenté comme un visionnaire, aura bien pu imaginer cette fois. La belle dotation du Grand Prix (300 000 euros), point d'orgue dominical, constitue sans doute une raison supplémentaire pour les cavaliers d'aller passer le week-end dans l'Oise. Masters series, quésaco ? Le terme mis par Longines à son partenariat avec les Masters series avait sonné le glas, en juin 2020, du prestigieux circuit de saut d'obstacles créé par Christophe Ameeuw dont, traditionnellement, l'étape parisienne se déroulait début décembre à Villepinte (Seine-Saint-Denis). Le concept des Longines Masters avait vu le jour en 2013 à Hongkong, puis Los Angeles. Les Longines Masters series (circuit comptant cinq villes sur trois continents différents : Paris, Hongkong, Los Angeles, New York et Lausanne) avaient ensuite été créés en 2016. Outre la participation de cavaliers de très haut niveau, le circuit avait innové en combinant de manière originale sport, spectacle et art de vivre.

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