Equitation - Saut Hermès - Olivier Robert, un «Petit Poucet» avec les ogres

L'Equipe.fr
Olivier Robert a réalisé son rêve. Dans dix jours, le cavalier français participera à sa première finale de coupe du monde. En attendant, il monte sous la verrière du Grand Palais, à l'occasion de la huitième édition du Saut Hermès.

Olivier Robert a réalisé son rêve. Dans dix jours, le cavalier français participera à sa première finale de coupe du monde. En attendant, il monte sous la verrière du Grand Palais, à l'occasion de la huitième édition du Saut Hermès.«Je suis le Petit Poucet du lot !» Olivier Robert savoure. Depuis sa qualification in extremis pour la finale de la coupe du monde de saut d’obstacles (28 mars-2 avril à Omaha, Etats-Unis), le cavalier respire à pleins poumons. «Cette journée-là (26 février à Göteborg, ultime épreuve qualificative) a été pesante. N’ayant pu être retenu pour les Jeux olympiques de Rio, aller à Omaha était mon unique objectif. Non-qualifié, je me serais retrouvé les deux genoux à terre.» L’histoire est simple. Le sélectionneur national Philippe Guerdat le sait talentueux. Il décide donc de lui donner sa chance. Le garçon participe aux premières épreuves du circuit. Mais il doit marquer des points, sinon rideau.Bingo dès la fin octobre, à Lyon. Une belle cinquième place pour ’’Petit’’ Robert et sa jument de 13 ans Quenelle du Py. Puis, un peu un plus tard, un huitième rang à Londres. «Sauf que la coupe du monde, c’est une course de longue haleine», soupire le Bordelais de 40 ans. La suite est nettement plus rude, jusqu’à la délivrance à Göteborg. Sa quatrième place le propulse alors au 18e et dernier rang de la ligue d’Europe de l’Ouest. Ticket pour Omaha en prime. «Je n’ai pas un ’’piquet’’ de chevaux aussi étoffé que celui des cavaliers les plus capés. J’aimerais, bien sûr. Mais dans la course à la qualification pour la coupe du monde, je ne suis pas sûr que ce soit vraiment un avantage. (L’Allemand) Christian Ahlmann ou (le Britannique) Scott Brash (tous deux anciens numéros un mondiaux) sont très équipés. Pourtant, eux ne se sont pas qualifiés…»Mais pour lui, l’affaire est loin d’être terminée. Car, si aller aux Etats-Unis était un objectif, faire le voyage pour sombrer là-bas au classement général n’en est pas un. « Tous les compteurs seront remis à zéro. On sera tous à égalité et j’ai une bonne jument. Il faut juste que je me mette bien dans l’optique de cette finale. La phase de qualification a été tellement intense…» Surtout, Olivier Robert sera confronté là-bas à son héros : Eric Navet, le triple champion du monde installé depuis 2013 aux Etats-Unis et qualifié dans la ligue nord-américaine côte ouest. «Gamin, son équitation me faisait rêver. Je n’aurais jamais imaginé concourir, un jour, face à lui. Je suis si fier…» En attendant, Olivier Robert participe ce vendredi au Grand Prix du Saut Hermès, au Grand Palais. Pour un tour de chauffe ?

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