Equitation - Serge Lecomte répond aux associations animalistes : « Des idéologies souvent extrêmes »

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Critiqué, le président de la Fédération française d'équitation, Serge Lecomte, a répondu aux associations animalistes et antispécistes. Après la publication de nos informations concernant les sports équestres et la campagne très critique menée par des mouvements animalistes et antispécistes au lendemain des Jeux Olympiques de Tokyo, le président de la Fédération française, Serge Lecomte, réagit. « L'équitation est pointée du doigt. Que répondez-vous ?
Que nous avons déjà mené des actions concrètes. Signature d'une Charte du bien être équin avec les autres acteurs de la filière, rédaction d'un Guide des bonnes pratiques validé par les pouvoirs-publics (ANSES, agence nationale de sécurité sanitaire), création de la Capacité Détenteur pour les personnes ayant en charge un ou plusieurs équidés, création de la mention bien-être animal dans la labellisation des poney-clubs et centres équestres de la FFE, actualisation continue du règlement des compétitions... Sur la question du bien-être animal, la FFE se veut proactive, au-delà même des réglementations en vigueur. Pourtant, les critiques sont virulentes...
Les campagnes antispécistes montrent une image dégradante de l'équitation. En réponse, notre rôle est d'apporter aux dirigeants d'établissements, aux pratiquants et au grand public les outils nécessaires - grâce à l'éthologie, notamment - afin de disposer de toutes les connaissances en matière de comportement et de bien-être équin pour pouvoir les appliquer au quotidien. lire aussi JO : L'entraîneure de l'équipe allemande de pentathlon moderne exclue après avoir frappé un cheval À la FFE, il y a un spécialiste du bien-être animal. Son rôle ?
Une éthologue est en poste depuis cinq ans. Elle suit ce sujet de façon transversale en interne, mais aussi en relation avec nos partenaires du secteur équin et les acteurs institutionnels nationaux et européens. Son rôle a principalement été, dans un premier temps, de sensibiliser nos adhérents et licenciés. Réponses aux interrogations autour du BEA (bien-être animal), formations auprès des cavaliers des équipes de France, officiels de compétition, comités régionaux et départementaux... Une veille scientifique est également réalisée et procède à des communications/publications/vulgarisations régulières afin de rendre l'éthologie accessible à tous et informer sur les nouveautés en matière de bien-être équin. L'éthologie nous permet de posséder des connaissances scientifiques pour s'appuyer sur des faits prouvés, afin d'apporter des réponses rationnelles et aller au-delà des idéologies souvent extrêmes des mouvements antispécistes. « Ces campagnes laissent entendre que l'équitation repose sur un principe "dominant-dominé" et non sur une cohésion entre cavalier et cheval » Y a-t-il un risque pour l'image de l'équitation ?
Ces campagnes peuvent l'entacher, en remettant en cause la relation homme-cheval. Car, elles laissent entendre que l'équitation repose sur un principe "dominant-dominé" et non sur une cohésion entre cavalier et cheval. L'éthologie nous apprend que la relation de dominance n'est possible qu'au sein d'une même espèce. Pour les chevaux, il existe en effet une hiérarchie, mais possible qu'entre individus d'un même groupe pas avec les humains. La cohésion cavalier/cheval repose, entre autres, sur le respect du bien-être animal. lire aussi Toute l'actualité de l'équitation Êtes-vous inquiet pour l'avenir de l'équitation aux JO ?
C'est le seul sport olympique pratiqué avec un animal. Il peut donc être vulnérable face à de telles attaques. En réponse, nous entendons montrer l'équitation telle qu'elle est, à savoir davantage centrée sur le bien-être animal, et démontrer qu'une performance olympique ne peut se faire sans une cohésion du couple cavalier-cheval. Il ne faut pas laisser s'installer d'amalgames, comme lors de l'épreuve équestre du Pentathlon moderne aux Jeux de Tokyo (où l'Allemande Annika Schleu et sa coach se sont vues reprocher des faits de maltraitance animale). Ce n'est pas une image fidèle de notre sport. Des échanges sont en cours entre les fédérations internationales d'équitation et de pentathlon moderne pour étendre les bonnes pratiques déjà en place en équitation. Au niveau national, la FFE prendra sa part dans ce processus, notamment dans la perspective des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. »

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