Eric Artiguste (Bayonne) : « On sera peut-être plus respectés »

Eric Artiguste, entraîneur des arrières de Bayonne. (E. Garnier/L'Équipe)

Eric Artiguste, l'entraîneur adjoint de Bayonne, était satisfait après la victoire de son équipe sur le Racing 92 (31-25) pour la première de la saison à Jean-Dauger. Du côté adverse, le troisième-ligne Wenceslas Lauret pointait la seconde période catastrophique de son équipe.

Thomas Ceyte (deuxième ligne de Bayonne après la victoire sur le Racing 31-25) : « On fait une bonne première mi-temps, puis sur deux actions, ils marquent deux fois. C'est dur. On se dit que ce n'est pas possible de passer à côté, qu'il faut aller les chercher. On recolle vite. On sentait que ça commençait à flancher chez eux en mêlée. On a insisté sur le côté droit. Le public s'est bien mis derrière nous et nous marquons deux fois très rapidement. Le match était relancé. Avec un 16e homme, c'est plus facile. Cette première victoire est une libération. On n'a pas fait un match de folie, mais en seconde période, le Racing n'a pas touché terre pendant 35 minutes. On a été présents dans l'intensité notamment. En fin de première période, on se sent en danger, même si nous n'avions pas été dominés. C'était un peu rageant, on avait les boules. C'est bien de gagner à domicile, mais il y a des choses à corriger. »

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Facundo Bosch (talonneur de Bayonne) : « On savait que ce premier match était très important pour donner une image positive et montrer que ce ne sera pas si facile de venir à Bayonne. À la mi-temps, on s'est dit de repartir sur des choses simples. On est par exemple mieux ressortis de notre camp. Puis nous avons pris un peu l'ascendant en mêlée avec cette pénalité renversée à la 48e minute de jeu qui nous permet de marquer ensuite. »

Eric Artiguste (entraîneur adjoint en charge des trois-quarts de Bayonne) : « Notre première période est bonne, mais on est absents dix minutes et on prend un contre. Ils marquent sur nos fautes. Le mot d'ordre a été d'être patients, d'aller chez eux et d'occuper. C'est ce qu'on a fait. On a aussi été dominants en mêlée. La mêlée récupérée à la 48e minute de jeu est le tournant du match. ça fait mal à notre adversaire. On fait vraiment une grosse première période. Sans oublier enfin le public qui a été là. Ça fait pousser des ailes. C'est important de gagner les matches à la maison. On sera peut-être plus respectés. Quand tu es promu, les mecs viennent chez toi pour gagner. »

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Laurent Travers (manager du Racing 92) : « C'est une grosse déception quant au contenu. On a fait 40 bonnes premières minutes. On a su scorer, ne pas les laisser espérer. Sur la deuxième période, on est restés aux vestiaires. On a été à mi-temps. En seconde période, on a subi sur les impacts, dans le combat. On a aussi deux occasions franches. Les dix points d'avance ont sans doute contribué à ce relâchement. C'est la part de responsabilité du staff de ne pas avoir été plus vigilant pour garder notre équipe en éveil. Il y a aussi de la déception car nous repartons avec zéro point au compteur. »

Wenceslas Lauret (troisième-ligne du Racing 92) : « Cette défaite est une désillusion. On s'était dit de sortir avec quelque chose, on fait une bonne première, mais la seconde période est approximative. Nous n'avons pas été bons dans notre organisation, dans la stratégie. En étant si mauvais, on ne pouvait pas espérer quelque chose. Les Bayonnais ont fait preuve de réalisme. Malgré les deux essais qu'on encaisse, on pouvait repartir, mais on les a regardés jouer. Comme l'an dernier, on fait une bonne première période, puis notre seconde est catastrophique. On s'est relâchés. Un match, c'est 80 minutes. »

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