Escalade - CM - Cinq raisons de suivre la saison de Coupe du monde d'escalade

L'Equipe.fr
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La Coupe du monde d'escalade débute ce vendredi, en Suisse, à Meiringen, avec une première manche de bloc. Au menu cette saison : 12 étapes, dans 8 pays. Voici 5 bonnes raisons de suivre le circuit mondial.

Parce qu'il pourrait y avoir des surprises
En manque de compétition depuis la fin de saison 2019, les grimpeurs ont très peu goûté à l'adrénaline de la compétition depuis la crise du Covid-19. Une seule Coupe du monde, réduite, a eu lieu en 2020, à Briançon, avec le podium en difficulté de la spécialiste bleue... du bloc Fanny Gibert.

Depuis, les athlètes internationaux ont pu passer plus de temps à l'entraînement. A quel niveau sont-ils ? Certains ont-ils beaucoup plus progressé que d'autres ? Début de réponse à la première Coupe du monde (qualifications vendredi et finales samedi). Toute la saison, il pourrait y avoir des surprises, surtout si certains favoris qualifiés pour Tokyo préfèrent faire l'impasse sur des étapes pour se consacrer à leur préparation olympique.

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Pour voir les grimpeurs qualifiés aux JO
Les frères Mawem, Bassa (double vainqueur de la Coupe du monde de vitesse en titre) et Mickaël, Julia Chanourdie et Anouck Jaubert, les quatre Bleus qualifiés pour les JO ne feront sûrement pas toutes les étapes du circuit. Mais pour se préparer pour Tokyo, leur objectif numéro 1 de la saison, ils devraient se frotter à la crème mondiale sur les prochaines étapes d'ici cet été. A Meiringen par exemple, Mickaël Mawem, champion d'Europe de bloc en 2019, et Julia Chanourdie retrouveront la légende de l'escalade Adam Ondra ou la star slovène Janja Garnbret, triple championne du monde, tous qualifiés pour l'événement japonais.

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Pour les chances de podiums bleus
Si l'escalade fera son entrée cet été au programme olympique et reste le plus grand événement de l'année côté grimpe, il ne faut pas oublier ceux qui n'ont pas réussi à décrocher leur ticket, et qui peuvent briller sur le circuit mondial. Côté Français, on attend évidemment Fanny Gibert, sur le podium du général de la Coupe du monde de bloc depuis deux saisons, mais aussi Manu Cornu, vainqueur d'une étape en 2019.

A suivre également les jeunes Oriane Bertone (16 ans, double championne du monde minimes) ou Mejdi Schalck (finaliste de sa première Coupe du monde senior à Briançon en 2020). Lors des deux étapes françaises (Chamonix et Briançon), ils seront d'autant plus attendus.

Pour le plaisir de voir Adam Ondra grimper
Certains grimpeurs sont un pur régal à suivre, à l'image de la légende Adam Ondra. S'il a un temps fait une pause dans les compétitions, le Tchèque est revenu sur le devant de la scène résine pour conquérir l'Olympe à Tokyo, et fera partie des athlètes présents en Suisse pour l'ouverture de la saison. A suivre également, la Slovène Janja Garnbret (triple championne du monde), l'Italienne Laura Rogora, grand espoir de la discipline, deuxième femme dans le 9b (plus haut niveau jamais atteint par une femme en falaise) ou encore l'Allemand Alexander Megos, seul grimpeur avec Ondra à avoir réussi une voie l'an dernier cotée 9c, le plus haut niveau jamais atteint par un homme en falaise.

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Parce que le record du monde de vitesse pourrait être battu
Moins de 6 secondes chez les hommes, moins de 7 pour les femmes pour vaincre ce mur vertical de 15 mètres de haut. Si le record masculin détenu par l'Iranien Reza Alipourshenazandifar (5'48) date de 2017, celui dans le tableau féminin a été battu trois fois ces deux dernières années (dont une année quasi sans compétition), avec notamment les deux premières grimpeuses sous cette barre des 7 secondes : l'Indonésienne Aries Susanti Rahayu et Iuliia Kaplina (6'964, meilleur chrono). La jeune Chinoise YiLing Song (20 ans seulement), qui frôle cette marque (7'101 en 2019) pourrait aussi s'immiscer dans cette chasse au record.