Escalade - Le grimpeur français Alain Robert a escaladé la tour Total à La Défense en soutien aux grévistes

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Le "Spiderman" français Alain Robert a escaladé à mains nues ce lundi matin la tour Total à La Défense, en signe de soutien à la grève contre la réforme des retraites, avant d'être interpellé. Spécialiste du solo intégral, Alain Robert a encore fait fort ce lundi matin en escaladant à mains nues la tour Total à La Défense, en signe de soutien à la grève contre la réforme des retraites. Ce grimpeur militant n'en est pas à son premier exploit à motivation politique. «Les gens passent déjà 40 années à aller au charbon, souvent pour un travail qu'ils n'aiment pas. On veut continuer à vivre décemment», a expliqué Alain Robert avant de débuter l'escalade. Le grimpeur de 57 ans, spécialiste de l'escalade de gratte-ciels, a entamé aux alentours de 10h30 l'ascension des 187 mètres de la tour Total, dans le quartier de La Défense, avant d'atteindre le sommet 52 minutes plus tard. «Il faisait très froid, je ne sentais plus l'extrémité de mes doigts, c'était délicat. Et puis je n'ai plus la même patate qu'il y a 20 ans !», a-t-il plaisanté à l'issue de son ascension, avant d'être emmené par la police.

Comme il en a l'habitude, ce spécialiste du solo intégral a grimpé à mains nues, sans assurance, sous les yeux ébahis de quelques passants. A travers cet exploit, Alain Robert a voulu montrer son soutien à la grève contre la réforme des retraites, un «combat» qu'il juge «légitime». «Il faut arrêter de dire aux gens de travailler plus pour gagner moins, car c'est en ça que consiste la réforme. (...) Il faut cotiser, mais certains travaux sont plus compliqués que d'autres et il faut prendre en compte la pénibilité», a-t-il ajouté. Ce n'est pas la première fois qu'Alain Robert utilise ses prouesses pour faire passer un message politique. En août, il avait grimpé les 68 étages du Cheung Kong Center, à Hong Kong, pour déployer une banderole pour la paix entre la Chine et l'ex-colonie britannique, en pleine crise. En 2015, son escalade de la tour Engie, déjà à la Défense, visait à militer pour "un système bancaire plus transparent".

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