Escrime - Bleus - L'Italien Stefano Cerioni ne dirigera finalement pas le fleuret français

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L'Italien Stefano Cerioni devait prendre les commandes du fleuret français. La fédération italienne a contre-attaqué : le maître d'armes ne viendra pas à Paris. Le projet avait fière allure. Le maître italien Stefano Cerioni était en négociations avancées avec la fédération française. Doré par équipes aux Jeux olympiques 1984 et individuellement quatre ans plus tard, l'ancien tireur, aujourd'hui âgé de 57 ans, était ensuite devenu entraîneur, pilotant l'équipe italienne à partir de 2004, puis russe de 2012 à 2016, titres et médailles mondiales et olympiques à la clé. Ayant ensuite coaché à titre privé l'Américain Race Imboden et la Française Ysaora Thibus notamment, il devait prendre les commandes du fleuret bleu à partir de ce mois-ci. Mais ce beau projet ne verra pas le jour. « On a perdu une bataille, soupire le président de la fédération d'escrime française Bruno Gares. Stefano m'a appelé pour m'annoncer qu'il ne venait finalement pas. Je lui avais proposé de rejoindre la France dès le 17 juillet à Tokyo. Il était d'accord. Je lui en avais reparlé le 2 août, le 8 août, le 12 août. Il était OK, jusqu'à la semaine dernière. » Sauf que rien n'était formellement signé... Un camouflet pour la France Et comme l'aval écrit de l'Agence Nationale du Sport (ANS) pour signer l'autorisation de contrat tardait à venir, les Italiens se sont relancés vigoureusement dans la bataille. Peu désireux de voir la France risquer de mettre à mal leur stratégie de reconquête en vue des prochains JO (à Tokyo, l'escrime italienne n'a obtenu aucun titre), ils ont finalement obtenu gain de cause au bout du compte, infligeant à la France un vilain camouflet. Stefano Cerioni remplacera donc le maître Andrea Cipressa, écarté de la Squadra Azzurra. lire aussi Toute l'actu de l'escrime Dans cette affaire, l'escrime française paye donc cash ces atermoiements et ce jeu de ping-pong entre ministère des Sports et ANS, l'ayant contraint à attendre environ deux mois avant de voir son président autorisé à signer une autorisation de contrat. Trop tard, bien trop tard. Car, pendant ce temps et le plus logiquement du monde, le technicien italien ne faisait pas mystère auprès de ses interlocuteurs italiens de ses contacts avec la France. Pour les Bleus, l'heure est donc désormais au plan B. Plusieurs pistes seraient envisagées. Elles pourraient connaître d'ici lundi un début de concrétisation, sur le principe.

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