Escrime - CM (F) - La route pour les Jeux de Tokyo passe par Kazan pour les épéistes bleues

L'Equipe.fr
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Dernière arme française à pouvoir encore qualifier une équipe aux JO de Tokyo, l'épée femmes joue son va-tout à Kazan, en Russie. Après le raté des sabreurs français il y a quatre jours à Budapest, c'est au tour des filles de l'épée de tenter d'arracher, à Kazan cette fois, la qualification par équipes pour les Jeux Olympiques de Tokyo (23 juillet - 8 août). Et si le défi était ardu pour les sabreurs, il ne l'est pas moins, bien au contraire, pour les épéistes, dernières Françaises à n'avoir pas encore en poche leur sésame collectif pour le Japon (les fleurettistes l'ont obtenu en janvier 2020 et les sabreuses le 8 mars suivant). À cela deux raisons, au moins. En premier lieu : l'absence dans leurs rangs d'Auriane Mallo. La championne d'Europe par équipes 2017 et 2018 attend, en effet, un enfant. Il n'était donc pas question pour elle de se rendre à Kazan, lointaine capitale du Tatarstan et cadre des Championnats du monde 2014. Un sacré challenge pour les Bleues Mais surtout, les Bleues ne sont absolument plus maitresses de leur destin. Pour espérer voir les gratte-ciel lumineux, les temples anciens ou la résidence de l'Empereur du Japon, il leur faudra impérativement briller à Kazan, c'est-à-dire devancer l'Estonie et ne pas se faire déborder par l'Ukraine. Mais cela ne suffira pas. Elles devront également croiser les doigts pour que l'Italie, actuellement qualifiée potentielle au titre du quota Europe, et l'Égypte, hors des seize premières nations pour un petit point seulement et, du coup, contrainte de laisser le quota Afrique à l'Estonie (!), offrent une bien pâle prestation. Autrement dit : les Françaises qualifiées pour les JO à Kazan a tout d'un pari à grosse cote. Jean-François Di Martino, entraîneur national « Comme les autres nations, nous n'avons pas de repères après une année sans compétition » Mais pourquoi pas ? « D'accord, nous n'avons pas entièrement notre destin entre nos mains, confirme l'entraîneur national Jean-François Di Martino. Ceci étant, nous disposons d'un groupe fort avec quatre filles figurant dans le Top 20 mondial (Coraline Vitalis, 8e ; Alexandra Louis Marie, 14e ; Marie-Florence Candassamy, 16e ; Joséphine Jacques André Coquin, 19e). Comme toutes les autres nations, nous n'avons pas de repères après une année sans compétition (pour cause de pandémie de coronavirus), mais nous ne sommes pas fébriles pour autant. » Également en lice à Kazan, les épéistes hommes, assurés eux depuis la mi-janvier 2020 d'aller à Tokyo. Si tous les''cadors'' seront bien alignés en individuel, rares seront ceux ayant participé à la glorieuse campagne mondiale de 2014 (or individuel pour Ulrich Robeiri et par équipes avec Gauthier Grumier, Daniel Jérent, Jean-Michel Lucenay et Robeiri). En fait, de cette équipe dorée, seul Daniel Jérent sera du voyage, même si cette fois il ne devrait pas tirer par équipes. L'étape de Kazan constitue la deuxième épreuve internationale organisée après une année entière à l'arrêt pour cause de''black-out'' covidien. Une troisième session, également qualificative pour les Jeux olympiques de Tokyo, concernera cette fois le fleuret hommes et femmes. Elle est programmée du 26 au 28 mars à Doha. Au-delà, aucune autre épreuve internationale n'est annoncée quand, à quatre mois tout juste de l'ouverture des Jeux, la préparation devrait être censée battre son plein. EPEE HOMMES et FEMMES (Kazan, Russie) Vendredi : qualifications individuelles H. Samedi : qualifications individuelles F. Dimanche : tableau d'élimination directe H et F. Lundi : épreuve par équipes H et F (jusqu'aux ¼ de finale) Mardi : épreuve par équipes H et F (phases finales). Français engagés. HOMMES : Bardenet, Bonnaire, Biabiany, Borel, Cannone, Fava, Gally, Gustin, Jérent, Midelton, Nguefack, A. Philippe. FEMMES : Candassamy, Epée, Goram, Jacques André Coquin, Louis Marie, Luty, Nabeth, Ngom, Tahe, Vanryssel, Vitalis, Von Kerssenbrock.