Escrime CM - Sabre - Cécilia Berder deuxième lors de la Coupe du monde de sabre de Budapest

L'Equipe.fr
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La sabreuse Cécilia Berder s'est classée deuxième, samedi à Budapest, où s'est déroulée la première Coupe du monde d'escrime organisée depuis un an. « En arrivant ici, je ne m'attendais à rien de bien précis, ne sachant pas le niveau des autres tireuses et ignorant quelles seraient les conditions d'organisation », a assuré la sabreuse Cécilia Berder devancée samedi en finale (9-15) par la Hongroise Anna Marton, bronzée individuelle aux Mondiaux 2015, année où Berder avait décroché, elle, l'argent. « Je savais que j'avais progressé. D'une manière générale, j'attends toujours beaucoup de moi. Là, c'est magnifique [pour cette compétition de reprise]. Même si je suis un peu frustrée sur la finale. Mais à domicile, Anna était difficile à battre. Ceci étant, j'ai produit de gros matches avant la finale. » Confirmation des propos de Cécilia Berder : tout le monde n'avait clairement pas été en mesure de s'entrainer de la même façon pendant cette longue année d'abstinence pour cause d'épidémie de coronavirus. Par exemple, l'Ukrainienne Olga Kharlan, première sabreuse mondiale, l'Américaine Anne-Elizabeth Stone (4e mondiale) ou encore la Chinoise Jiarui Qian (8e mondiale) ont-elles été sorties dès le premier tour, à l'occasion de cette reprise hongroise des compétitions internationales.

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lire aussi À Budapest, l'escrime fait son retour à la compétition dans le flou Brunet rapidement battue Pour autant, la performance réalisée par Cécilia Berder l'installe un peu plus confortablement encore dans le vol pour Tokyo, démontrant une fois encore sa capacité à répondre « présente » le jour J. Si tant est que la championne du monde par équipes 2018, ait vraiment eu besoin d'en faire la démonstration. « Ma place est un peu plus confortable, a-t-elle confié. Disons que j'ai mis quelques points supplémentaires dans ma housse. Mais rien n'est sûr, car cette équipe est tellement incroyable... » En revanche, la défaite de Manon Brunet en seizièmes de finale face à la Sud-Coréenne Jisu Yoon (tombeuse au tour suivant de Sarah Balzer) et le fait que la troisième sabreuse mondiale soit restée à la porte des quarts de finale ne sont pas forcément très significatifs. Brunet revient, en effet, après une blessure (élongation à une cuisse) et n'avait pu être évaluée avant Budapest, dans la mesure où elle n'avait pas été en mesure de participer à la compétition-test récemment organisée à l'INSEP. Toutefois, étant première Française aux points avant l'arrêt des compétitions, sa qualification pour les Jeux Olympiques de Tokyo avait été annoncée. Anstett en vue Côté sabreurs bleus, le plus en vue a été Vincent Anstett, opposé dès les huitièmes de finale au Sud-Coréen Sanguk Oh, numéro un mondial, quadruple champion du monde et vainqueur quelques heures plus tard à Budapest. Le Strasbourgeois a été battu 15-9. Même si ce résultat apporte peu au palmarès du champion du monde par équipes 2008, il permet d'oublier un peu le « couac » de Bolade Apithy, sixième mondial sorti d'entrée par l'Italien Gabriele Foschini (68e mondial).

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Point d'orgue de cette Coupe du monde de reprise, les épreuves par équipes hommes et femmes désigneront, dimanche à Budapest, les dernières nations autorisées à participer aux JO japonais. S'agissant des sabreurs bleus, équipe non encore qualifiée (à la différence des sabreuses, des épéistes hommes et fleurettistes hommes et femmes), tout reste possible. Pour s'assurer d'un billet collectif pour Tokyo, il leur faudra accrocher la place de meilleure nation européenne en lieu et place des Russes, actuellement qualifiables, malgré la disqualification de leur pays en tant que tel pour les JO. « À Budapest, il faudra terminer devant la Russie qui nous devance de quatre points », résume l'entraîneur national Jean-Philippe Daurelle. Reste à le faire. lire aussi Toute l'actualité de l'escrime