Escrime - Le fleurettiste et épéiste Roger Closset, médaillé d'argent aux JO de Melbourne en 1956, est mort

L'Equipe.fr
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Argenté par équipes aux Jeux Olympiques de 1956 et titré aux Mondiaux 1957, le fleurettiste et épéiste Roger Closset est décédé à l'âge de 87 ans. Celui qui restera dans l'histoire des lames comme l'un des grands rivaux et ami de Christian d'Oriola (quadruple champion olympique) et de l'Italien Edoardo Mangiarotti (sextuple champion olympique), les deux tireurs ayant dominé l'escrime de la fin des années 1940 au début de 1960, n'est plus. Roger Closset est mort jeudi dernier à l'âge de 87 ans. Fils d'un père maître d'armes, le Parisien fait ses gammes au fleuret où il montre rapidement un réel talent. Champion du monde junior en 1953 et 1954, il intègre l'équipe de France à l'âge de 20 ans et en partagera succès et médailles pendant six années. Notamment argenté par équipes aux Jeux olympiques de Melbourne en 1956, il termine sixième individuellement à l'occasion de l'édition suivante organisée à Rome. Au fleuret toujours, il remporte en 1955 (fleuret ordinaire) et 1956 (fleuret électrique) le Martini, épreuve-phare de l'époque, succédant ainsi à Christian d'Oriola, lauréat en 1953 et 1954. Les deux hommes sont alors opposés pour le gain du Challenge Martini. Closset s'impose 10 touches à 8. Il sera à nouveau vainqueur de l'édition 1959 du Martini. Sélectionneur pendant 16 ans Mais cet artisan moquettiste dans le civil ne se limite pas au maniement du fleuret. Il est également épéiste. A cette arme, il s'impose notamment en 1954 au terme du Challenge Monal, devenant alors le plus jeune vainqueur de ce tournoi et succédant au palmarès à... Edoardo Mangiarotti. Très impliqué dans le monde de l'escrime, même une fois sa carrière de tireur terminée, Roger Closset a notamment été sélectionneur de l'équipe de France pendant seize ans et capitaine huit années durant. C'est d'ailleurs cette fonction qu'il occupe à Moscou quand l'équipe de France à l'épée est titrée aux JO 1980. Président de l'Amicale des escrimeurs internationaux français et vice-président de la fédération des internationaux du sport français, il ne comptait pas son temps. « J'ai souvenir qu'il nous accompagnait souvent en compétition, partant avec nous dès le vendredi et perdant ainsi une journée de travail et donc de l'argent, se souvient le fleurettiste Frédéric Pietruszka, champion du monde individuel en 1975, titré par équipes aux JO 1980 et président de la fédération française d'escrime de 2005 à 2013. C'était un homme d'une très grande générosité. » A sa femme et à ses enfants, L'Equipe présente ses plus sincères condoléances.