Les escrimeurs débutent leur saison de Coupe du monde avec Paris 2024 en ligne de mire

Désormais double champion du monde, le fleurettiste Enzo Lefort sera l'un des leaders de l'équipe de France cette saison. (A. Réau/L'Équipe)

La saison de Coupe du monde des escrimeurs français reprend à partir de ce vendredi. Le début d'un exercice capital, où démarrera la qualification pour les Jeux Olympiques de Paris 2024.

Près de quatre mois après les Championnats du monde du Caire où, avec huit médailles dont quatre titres, ils ont dominé la scène internationale, les escrimeurs français reprennent la route du circuit de Coupe du monde. Cinq des six armes lancent ainsi leur saison, les sabreuses ouvrant le bal dès ce vendredi à Alger (Algérie). Seul le fleuret féminin devra encore patienter jusqu'au 9 décembre.

Samedi, ceux qui ont tiré les Bleus vers le haut au Caire mi-juillet se remettent à l'oeuvre : les deux champions du monde individuels, le fleurettiste Enzo Lefort (Bonn, Allemagne), l'épéiste Romain Cannone (Berne, Suisse), tout comme le médaillé d'argent du sabre Maxime Pianfetti (Alger).

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On notera aussi le retour de la sabreuse Cécilia Berder, vice-championne olympique par équipes à Tokyo, après la naissance de son enfant. Charlotte Lembach, qui avait hésité à arrêter sa carrière après les JO et Manon Brunet, qui avait manqué la fin de la saison dernière en raison d'une blessure à une épaule, reprendront quant à elles plus tard cette saison, Brunet ayant dû renoncer à la veille de son entrée en lice à Alger, dos bloqué à l'entraînement.

Au fleuret hommes, Julien Mertine et Maxime Pauty, en retrait après le titre olympique par équipes de Tokyo, tenteront de se rappeler au bon souvenir de leurs entraîneurs. Les plus fines lames ressortent ainsi, et c'est parce que le parfum des JO de Paris va bientôt se faire sentir. Les premières épreuves qui compteront pour la qualification olympique se tiendront à partir du 3 avril 2023.

Bien sûr, l'échéance est encore un peu loin, et c'est pour ça que sur les cinq armes en lice, seule l'épée dames a fait de cette première sortie une épreuve sélective pour les grands championnats de l'année 2023, les Europe de Cracovie (25-30 juin) et les Monde de Milan (22-30 juillet). Les autres visent un peu plus loin, le temps de digérer une préparation qui, pour l'épée hommes par exemple, a fait plutôt la part belle au physique pour l'instant. « On risque de manquer un peu d'escrime à Berne », juge ainsi Hugues Obry, l'entraîneur des champions du monde par équipes. Il estime que tout devrait se mettre en place à partir du mois de décembre. Et c'est là où, pour la plupart, les choses sérieuses débuteront réellement.