Espagne 2008 : Kovalainen ne se souvient pas de son crash

Benjamin Vinel
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a percuté le mur de pneus à environ 220 km/h, avec un choc mesuré à 26 g, et s'il a eu la présence d'esprit de lever le pouce en l'air lorsqu'il a été évacué sur une civière, il ne se rappelle ni l'accident, ni les moments qui l'ont suivi.

Heikki Kovalainen, Mclaren MP4-23 percute le mur de pneus et est extrait de sa monoplace par l'équipe médicale

Heikki Kovalainen, Mclaren MP4-23 percute le mur de pneus et est extrait de sa monoplace par l'équipe médicale<span class="copyright">Gareth Bumstead / Motorsport Images</span>
Heikki Kovalainen, Mclaren MP4-23 percute le mur de pneus et est extrait de sa monoplace par l'équipe médicaleGareth Bumstead / Motorsport Images

Gareth Bumstead / Motorsport Images

Rien de plus qu'une "petite commotion cérébrale" pour Kovalainen, qui n'a pas vu venir la défaillance de sa roue avant gauche. "Vu les images, rien ne laissait imaginer que l'écrou allait s'enlever", souligne le Finlandais. "L'écrou n'avait pas été parfaitement serré au début de la course, et il est parti quelques tours trop tôt. Si je m'étais arrêté un tour ou deux plus tôt, ce ne serait pas arrivé, mais ça s'est produit au pire endroit possible – forcément, ça arrive toujours dans les virages rapides – et il n'y avait aucun moyen d'y échapper, donc c'était un gros choc."

Deux semaines plus tard, au Grand Prix de Turquie, Kovalainen a prouvé qu'il n'était aucunement affecté par son accident, prenant la deuxième place des qualifications devant son coéquipier malgré une charge en carburant supérieure. "Je suis resté en Espagne une semaine pour effectuer des examens par précaution, puis je suis rentré, et nous sommes ensuite allés à Istanbul. J'avais des maux de tête, mais les résultats de tous mes tests neurologiques étaient normaux. Je pense donc que j'étais prêt, et en fait, je m'y suis très bien qualifié. Mon ingénieur m'a même dit : 'On devrait te frapper à la tête plus souvent, car les performances ont l'air très bonnes !'"

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