Esport - Esport : cinq noms qui ont fait 2021

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Dan « apEX » Madesclaire, EDG, Ibai... Liste non exhaustive de noms qui ont marqué l'esport en 2021, afin d'en compléter le bilan.

Dan « apEX » Madesclaire
Si Mathieu « ZywOo » Herbaut est le meilleur joueur de la formation Counter-Strike de Vitality, Dan « apEX » Madesclaire mérite d'être mis en avant en cette fin d'année. Capitaine charismatique - et vocal, le retour des rendez-vous physiques lui a permis de le rappeler à ses adversaires - de l'équipe, il a pris une nouvelle dimension au sein du club français. Après deux ans dans un rôle de leader stratégique qu'il n'avait jamais embrassé auparavant, apEX semble arriver à maturité. Tactiquement, mais aussi individuellement : ces derniers mois, il s'est hissé à un niveau impressionnant, qui a participé à installer Vitality à la deuxième place du classement mondial derrière les intouchables Na'Vi.

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La structure tricolore va cependant prendre un virage important début 2022 en intégrant trois Danois (deux joueurs et un coach) à son effectif pour tenter de lutter avec les russophones et viser le sommet de la hiérarchie planétaire. Une séparation actée depuis le Major de Stockholm et un résultat moyen pour l'équipe à l'abeille éliminée en quarts, qui a touché Dan Madesclaire. Celui-ci est apparu très ému à la fin du dernier tournoi aux côtés de ses compères français (le coach Rémy « XTQZZZ » Quoniam en tête), à Copenhague mi-décembre. Bosseur acharné, toujours très ambitieux à 28 ans, apEX va devoir s'en remettre rapidement : il aura un rôle prépondérant dans la transition qui s'annonce.

Edward Gaming
Souvent considérée comme un prétendant sérieux au titre mondial sur League of Legends par le passé, la formation chinoise d'Edward Gaming avait à chaque fois chuté au stade des quarts de finale (2014, 2015, 2016 et 2018). Des échecs répétés pour l'un des clubs les plus populaires de Chine qui lui ont valu le qualificatif d'équipe « maudite ». Trois ans après sa dernière apparition aux Worlds, EDG faisait son retour cette année auréolé d'un titre national. Outsider face à l'armada sud-coréenne, rares étaient ceux qui voyaient cette saison comme la bonne pour l'organisation installée à Shanghai.

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Et puis celle-ci a réalisé un parcours fou en play-offs, s'imposant 3-2 à chaque fois contre RNG (Chine), GEN.G (Corée du Sud) et les tenants du titre DAMWON (Corée du Sud) en finale pour soulever l'imposant trophée. Un succès acquis devant des dizaines de millions de Chinois (pic d'audience supérieur à 70 millions de spectateurs d'après les chiffres officiels publiés par Riot Games), célébré de manière complètement folle dans plusieurs villes du pays - l'esport y est quasiment un sport national. Une récompense, aussi, pour la fidélité envers EDG du midlaner Ye-chan « Scout » Lee (MVP du tournoi, présent depuis 2016 dans l'effectif) et du support Tian « Meiko » Ye (au club depuis fin 2014). Une forme de justice enfin pour Do-hyeon « Viper » Park, l'un des meilleurs adc du monde, peut-être un peu sous-estimé...

Ibai Llanos
Inspiré en partie par la réussite de la Karmine Corp en France, Ibai Llanos, streamer espagnol au succès fou depuis quelques années (des millions de fans sur Twitch et Twitter), a annoncé mi-décembre à Barcelone la création de son club d'esport : Koi. Une « KC 2.0 » créée aux côtés du footballeur Gerard Piqué, dont les contours ont été dévoilés à Barcelone, devant 13 000 personnes sur place et plus de 350 000 sur la chaîne Twitch de celui qui s'est lancé dans ce milieu en commentant des matches de League of Legends. Une organisation ambitieuse qui devrait faire exploser la popularité de la discipline auprès du public hispanophone. Ses premières sorties officielles, au sein du Championnat espagnol de LoL, pourraient être suivies par plusieurs centaines de milliers de fans.

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Le match amical contre la KCorp - remporté par Koi - qui a suivi la présentation a également permis d'installer les bases d'une rivalité entre deux structures qu'il faudra suivre en 2022. Est-ce là le début d'une nouvelle ère, celle des clubs fondés autour de la notoriété de personnalités du monde de l'esport, et une autre étape importante pour son développement grâce à une exposition auprès d'une population sensible à ses codes ? Sans doute. Il faudra d'ailleurs garder un oeil en Allemagne sur un autre projet, celui de Maximilian « HandOfBlood » Knabe. Lui aussi streamer à succès, il vient tout juste de débarquer sur la scène compétitive de League of Legends. Avec moins de paillettes qu'Ibai, mais des ambitions comparables.

Evan « M0nkey M00n » Rogez
À tout juste 19 ans, le jeune Français de BDS Evan « M0nkey M00n » Rogez s'est imposé ces derniers mois comme le meilleur joueur du monde sur Rocket League. Et s'il est souvent difficile d'expliquer concrètement à des gens qui ne connaissent pas les jeux dont il est question dans cette rubrique - voire regardent la discipline avec mépris - ce qui fait la différence au plus haut niveau, Evan Rogez parvient à faire des choses manette en main qu'ils sont très peu à réaliser. Talentueux, d'une grande dextérité, il maîtrise aussi bien les subtilités techniques et individuelles d'un jeu extrêmement dur à manier au plus haut niveau que ses composantes tactiques, qui demandent une communication sans faille et une synergie importante avec ses deux coéquipiers.

Joueur clé de son équipe, M0nkey M00n - un pseudonyme singulier, même pour l'esport - a régné en maître sur l'Europe pendant toute la période des tournois en ligne, à l'exception du Championnat continental, remporté par Vitality (contre BDS en finale) en juin dernier. Si certains prédisaient alors le début de la fin pour l'effectif franco-espagnol du club suisse, peu habitué aux tournois physiques, loin du « confort » du online, celui-ci a affirmé qu'il n'était pas qu'une étoile filante dans une époque trouble en remportant le Major, en décembre, en Suède. La première compétition intercontinentale organisée depuis deux ans. MVP de la finale ? M0nkey M00n, évidemment. Le rendez-vous est déjà pris en juillet 2022, pour les Mondiaux.

Wassim « Keloqz » Cista
Wassim « Keloqz » Cista est lui aussi l'une des pépites de l'esport français. Inconnu ou presque avant le mois de juin, ce joueur de 18 ans rejoint alors la formation Valorant de G2, le plus gros club d'Europe. Doué, il participe activement à une série de bons résultats pour son équipe et gagne en popularité sur un jeu tout neuf (sorti en 2020), porté par de grosses personnalités du streaming, essentiellement nord-américaines. Mais, en fin d'année, il rate la qualification pour le « Champions », les Mondiaux du FPS de Riot Games.

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Placé sur le banc en décembre, il symbolise en partie l'instabilité pénible de la jeune scène professionnelle de Valorant. Beaucoup d'équipes se cherchent encore, testent des talents, ne parviennent pas à trouver la bonne formule et opèrent des changements parfois brutaux en quelques mois voire semaines. Doté d'une forte personnalité, soutenu par Kenny « kennyS » Schrub (référence française de Counter-Strike), Keloqz, seul Tricolore à évoluer au plus haut niveau sur un jeu au futur brillant pour certains, confus pour d'autres, qui peine à vraiment décoller dans l'Hexagone, rebondira. Sur Valorant, ce ne sont pas les opportunités qui manquent. L'équilibre, plutôt.

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