eSport - La Gamers Assembly, tournée vers un eSport plus amateur

L'Equipe.fr
Une dizaine de jours après la clôture de la Gamers Assembly à Poitiers, la LAN (tournoi live) la plus importante de France, ses organisateurs dressent le bon bilan d'une compétition qui se tourne vers le monde amateur et semi-professionnel de l'eSport.

Une dizaine de jours après la clôture de la Gamers Assembly à Poitiers, la LAN (tournoi live) la plus importante de France, ses organisateurs dressent le bon bilan d'une compétition qui se tourne vers le monde amateur et semi-professionnel de l'eSport.Un peu plus de 2000 joueurs inscrits dans 18 tournois différents (de League of Legends à Starcraft II en passant par CS:GO), 21 000 visites et plus de 70 000€ distribués aux différents vainqueurs : une dizaine de jours après sa clôture, la Gamers Assembly dresse un bilan positif de son week-end de compétitions. Au Parc des Expositions de Poitiers et pour sa 18e édition, elle a battu plusieurs de ses records et atteint ses objectifs.Un esprit communautaire«C'est une réussite, acquiesce Vincent Colas, président de l'association FuturoLAN, qui organise l'événement. Mais on est arrivé au maximum de notre capacité. La mairie de Poitiers doit construire si on veut voir encore plus grand (sourires).» Mais «voir plus grand» n'est pas franchement l'objectif de la Gamers Assembly aujourd'hui. Capable il y a quelques années de faire venir les grands noms français de CS:GO («Titan» ou «LDLC») ou le Origen (League of Legends) d'Enrique «xPeke» Cedeño Martinez et Paul «sOAZ» Boyer sur sa route vers une demi-finale des Championnat du monde, elle a pris un chemin différent de la Dreamhack ou la Paris Games Week. Des compétitions axées vers l'eSport professionnel, quand la «GA» se tourne vers un monde plus amateur et un public familial. «Mais ça n'est pas cheap pour autant, explique Fabien Bonnet, vice-président de FuturoLAN. Au contraire, nous sommes très exigeants sur la qualité de notre accueil autant pour les joueurs que pour les visiteurs ou les partenaires».«On revendique cet esprit communautaire, reprend Vincent Colas. On veut rassembler un maximum de joueurs sur les jeux les plus joués du moment. Les compétitions professionnelles où l'on vient voir les meilleurs, c'est un univers qui demande plus d'argent pour les dotations. On ne peut pas se le permettre donc on est à notre place.» Bien entendu, la LAN attire toutes les structures tricolores, professionnelles ou non, mais elle a choisi un modèle qui permet aux jeunes talents français de l'eSport de s'exprimer. «Beaucoup sont nés à la Gamers Assembly au fil des années, confirme Fabien Bonnet. On voit souvent passer des joueurs en train de percer. Ce qu'on veut c'est que l'événement soit incontournable à l'échelle française et reconnu au niveau européen.»La «GA» n'est pas fermée pour autant à l'idée d'accueillir des compétitions d'envergure comme elle l'avait fait en 2015 avec une étape majeure des WCS sur Starcraft II. «On est prêt à renouveler l'expérience, assure Vincent Colas. Nous avons les compétences, le réseau nécessaire... On propose avec plaisir aux éditeurs de venir chez nous !» Alors que l'intérêt pour l'eSport explose, trouver l'équilibre afin de faire cohabiter professionnels et amateurs pour structurer l'ensemble est le défi des LANs françaises.

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