esport - Les dix images à retenir de l'année 2021

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Après une année 2020 pleine de compétitions à distance, chacun chez soi, l'esport s'est rouvert au monde ces derniers mois. Un « retour à la normale » qui a permis d'offrir à nouveau des images de stades pleins, de célébrations, de performances. Retour sur cette saison en dix clichés. C'est l'une des grandes surprises de 2021. Après une année sans compétition du fait de la pandémie, The International, l'équivalent des Mondiaux sur Dota 2, faisait son retour avec une dotation record de 40 millions de dollars à Bucarest. À peine considérés comme outsiders, les russophones de Team Spirit ont soulevé l'Égide au terme d'un parcours dingue et d'une finale serrée contre l'équipe du Paris Saint-Germain (PSG.LGD), succédant ainsi à OG, double tenant du titre. Dominée en alternance depuis 2013 par G2 et Fnatic (seul Alliance avait inscrit son nom au palmarès, en 2014), la scène compétitive européenne de League of Legends a connu un changement longuement attendu cette année. Les MAD Lions ont en effet réalisé un doublé en LEC (l'élite continentale) et ouvert une nouvelle ère. Le Français Steven « Hans sama » Liv (au milieu) a réalisé l'une de ses meilleures saisons. Finaliste du LEC au printemps avec Rogue, il a impressionné la planète League of Legends aux Mondiaux, en Islande, cet automne, en dominant quasi systématiquement ses adversaires directs - les derniers champions du monde - dans un style offensif. Malgré une élimination en phase de poules, sa cote a grimpé et il jouera au sein d'un effectif alléchant sur le papier en 2022 : chez Team Liquid, en Amérique du Nord. Oleksandr « s1mple » Kostyliev est sans nul doute le joueur qui a le plus marqué l'année 2021. L'Ukrainien, star dans son pays au-delà de l'esport, sort d'une année de domination sur la scène internationale de Counter-Strike avec Na'Vi. Déjà considéré comme l'un des meilleurs à avoir touché au jeu depuis sa création il y a 20 ans pour son style agressif, sa précision et ses réflexes, s1mple a ponctué ce statut « honorifique » d'un succès longtemps attendu en Major, en novembre - l'équivalent d'un tournoi du Grand Chelem sur CS. Un titre qui lui a plusieurs fois échappé, au terme d'une compétition absente des calendriers depuis fin 2019. Son ère peut enfin commencer. En décembre, la formation franco-espagnole de BDS a remporté le premier tournoi physique organisé en deux ans sur Rocket League. Le trio avait dominé la scène européenne en ligne ces derniers mois, il a fait taire ceux qui ne le pensaient pas capable de s'imposer hors de sa zone de confort ou face aux Américains. Pilier de l'équipe, le Tricolore Evan « M0nkey M00n » Rogez s'installe lui comme le meilleur joueur du jeu à l'heure actuelle. Fin juillet, la Karmine Corp fêtait devant plus de 3 500 personnes à Paris ses titres en LFL (le championnat de France de League of Legends) et aux European Masters, acquis au printemps. Un premier grand rendez-vous physique qui en appelle d'autres pour un club qui a cassé les codes et plusieurs records en 2021. Les premiers champions du monde de VALORANT sont Européens. En conclusion d'une première saison compétitive complète pour le FPS de Riot Games, Acend a remporté le « Champions » à Berlin face aux Russes de Gambit en finale (3-2). L'Amérique du Nord n'a pas brillé et la rivalité tourne pour l'instant en faveur du Vieux Continent. Le titre mondial de League of Legends est retourné en Chine. Après la victoire sud-coréenne de DAMWON en 2020, EDG s'est défait du favori à sa propre succession en finale, en novembre (3-2). Une surprise, fêtée de manière spectaculaire en Chine par les millions de spectateurs qui ont suivi l'événement. Absent des quarts de finale, l'Occident est encore très loin de pouvoir faire vaciller les meilleures équipes asiatiques. C'est le transfert le plus fou d'un mercato plus que mouvementé sur la scène professionnelle de League of Legends, fin 2021. Joueur de calibre international, Martin « Rekkles » Larsson jouera pour la Karmine Corp la saison prochaine. Hors du circuit d'élite fermé, mais au sein du championnat de France. Le rachat de son contrat à G2 coûtera près d'un million d'euros à la KC et le Suédois a signé deux ans. En plus de Rekkles, un autre élément phare du circuit jouera pour un club français, mais bien en LEC : Luka « Perkz » Perkovic, chez Vitality.

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