esport - Esport - League of Legends : les Worlds 2020 en images

L'Equipe.fr
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La dixième édition des Mondiaux de League of Legends s'est achevée ce samedi à Shanghai par la victoire de DAMWON (Corée du Sud) contre les Chinois de Suning (3-1). Retour en images sur plus d'un mois de compétition.

Disputés à huis clos en Chine, les Worlds ont démarré par le play-in (25-30 septembre), une phase préliminaire avec les équipes des régions mineures et les derniers qualifiés des ligues majeures. PSG Talon, né d'un partenariat entre le Paris Saint-Germain et un club hongkongais, en a été la surprise. Malgré plusieurs joueurs absents, sa formation a brillamment passé ce cap.

MAD Lions, quatrième meilleure équipe européenne de l'année, a en revanche dû s'arrêter dès le play-in. Une déception pour cette jeune équipe qui avait brillé au cours de la saison en LEC (le championnat d'Europe).

Pour les champions d'Europe en titre, G2 (à droite, ici face aux Nord-Américains de Team Liquid), la phase de groupes du tour principal n'a pas été évidente. Les vice-champions du monde l'an dernier ont terminé deuxièmes de leur poule, derrière les Chinois de Suning.

Dans un groupe ouvert, Fnatic (ici, Gabriël « Bwipo » Rau, le toplaner), dauphin de G2 en Europe, a également hérité de la deuxième place derrière les Sud-Coréens de Gen.G.

Seul joueur français en lice aux Mondiaux, Steven « Hans sama » Liv et Rogue, son équipe, ont été éliminés en finissant derniers (derrière PSG Talon) d'un groupe extrêmement relevé avec deux des favoris de la compétition : JD Gaming (Chine) et DAMWON (Corée du Sud).

Soren « Bjergsen » Bjerg (TSM) et l'Amérique du Nord, tête basse. Aucun de ses représentants n'a passé le cap de la phase de poules cette année. Le midlaner danois, légende du championnat nord-américain, a ensuite annoncé qu'il deviendrait le coach de son équipe la saison prochaine.

Champions de Corée du Sud en titre, favoris des Mondiaux, Ha-gwon « Nuguri » Jang et DAMWON ont impressionné en quarts de finale contre leurs compatriotes de DRX (3-0). Très forts individuellement et collectivement, étouffants, rares étaient ceux qui imaginaient encore qu'une équipe pouvait les faire tomber.

Déjà supérieur à G2 en phase de poules, Suning réalisait une nouvelle performance remarquable en quarts de finale contre JD Gaming (3-1), la deuxième meilleure équipe chinoise d'une bonne marge. Elle montrait alors qu'elle avait largement de quoi aller au bout...

Malgré un avantage de deux manches contre Top Esports, le champion de Chine en titre, Fnatic se faisait renverser au premier tour des play-offs (2-3). Martin « Rekkles » Larsson (à gauche) et son équipe passaient à un rien d'un immense exploit.

Sans trembler, les G2 se qualifiaient eux pour les demi-finales grâce à un Rasmus « Caps » Winther (porté par ses coéquipiers) exceptionnel contre Gen. G (3-0).

Mais les Européens chutaient contre DAMWON dans le dernier carré (1-3). Il faudra encore patienter avant de voir une équipe du Vieux Continent succéder à Fnatic, vainqueur d'une première édition des Mondiaux en 2011 sans la Chine ni la Corée du Sud.

De l'autre côté du tableau, Suning surprenait à nouveau son monde en battant Top Esports (3-1). Un duel fratricide entre Hu « SwordArt » Shuo-Chieh (Suning) et Hung « Karsa » Hao-Hsuan, coéquipiers chez Flash Wolves entre 2015 et 2017.

La finale opposait donc Suning à DAMWON au stade de football de Pudong, à Shanghai (Chine), devant plus de 6000 spectateurs. Trois millions s'étaient inscrits pour avoir une chance d'en être, dans un pays très friand d'esport.

En s'imposant (3-1) au terme d'une finale d'un excellent niveau, DAMWON a permis à la Corée du Sud de récupérer un trophée qui lui échappait depuis 2017. Son équipe, encore jeune mais impressionnante tout au long du segment d'été puis des Mondiaux, tentera de défendre son bien l'an prochain. La onzième édition des Worlds sera organisée en Chine à nouveau, mais en suivant les plans initiaux. Si la situation le permet...