esport - Esport : Quatre ans après, le Zénith de Paris va encore vibrer grâce à League of Legends

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En 2014, le Zénith de Paris accueillait une première compétition d'envergure internationale sur League of Legends : le All-Star. Un événement fondateur pour la reconnaissance du sport électronique en France. Quatre ans plus tard, l'enceinte accueille de nouveau un tournoi majeur dès vendredi et ce week-end : le MSI.Il y a tout juste quatre ans, en mai 2014, le Zénith de Paris accueillait le All-Star League of Legends. Cinq des meilleures équipes du monde, plus quelques invités de marque, pour ce qui était alors le plus grand tournoi d'esport jamais organisé en France. La discipline n'avait pas encore attiré les regards du PSG, de Manchester City, de la NBA ou du CIO. Mais quatre jours durant, 6500 fans en fusion avaient occupé l'enceinte, pleine à craquer. L'événement - fondateur pour le sport électronique en France - est resté gravé dans les mémoires des spectateurs un peu partout dans le monde. Dès vendredi et ce week-end, quatre ans plus tard, League of Legends est de retour au Zénith.Chips et Noi, casters chauffeurs de salleLa compétition cette année ressemble beaucoup à celle de 2014. Le format a un peu changé, le nom - Mid-Season Invitational - et les joueurs aussi. Même si deux d'entre eux sont encore là : Martin «Rekkles» Larsson, adc suédois de Fnatic, et le vétéran français Paul «sOAZ» Boyer, toplaner pour cette même équipe. De retour de blessure, ce dernier devrait cependant se contenter d'un rôle de remplaçant.Fabien «Chips» Culié et Charles «Noi» Lapassat seront là eux aussi. Casters des compétitions League of Legends pour la WebTV française O'Gaming, ils avaient grandement participé au succès du All-Star il y a quatre ans en commentant aussi pour le public à l'intérieur du Zénith. «Quand Riot Games - l'éditeur du jeu - a annoncé que les commentaires seraient en Français dans la salle, ils se sont fait insulter, sur Reddit notamment, rembobine Noi. Les non-francophones pensaient qu'ils ne comprendraient pas, que ça casserait l'ambiance... Finalement, tout le monde a trouvé ça incroyable et la communauté s'est carrément excusée a posteriori. C'était fou.»La recette du duo ? Simple : de commentateurs, ils se sont mués en chauffeurs de salle, lançant des olas, des cris de guerre et des chants à tout va. Tout le monde s'était pris au jeu. «On avait le sentiment d'être des généraux qui commandaient une armée, raconte Fabien Culié. Mais ce que je retiens, c'est l'ambiance générale un peu euphorique autour de l'esport et de l'événement, son côté mémorable».«On a gravi une marche avec ce Zénith»Ce All-Star n'était pourtant pas le premier événement esportif lié à O'Gaming à faire parler de lui : entre mi 2012 et début 2013, des compétitions comme Tales of the Lane sur League of Legends mais surtout Iron Squid 1 et 2 sur Starcraft II avaient montré que le public français était prêt à consommer du sport électronique comme il va au stade pour un match de football ou de rugby. «Mais pour moi on a gravi une marche avec ce Zénith et ses plus de 6000 personnes tous les jours, sans compter ceux qui n'avaient pas eu de place, assure Chips. Les gens savaient qu'ils assistaient à un moment exceptionnel. Fondateur, en un sens».S'il y a eu un avant et un après Zénith 2014 pour l'esport en France, il en va de même pour la réputation du public tricolore. Joueurs, commentateurs étrangers, spectateurs... Tout le monde était tombé sous le charme de l'énergie collective et positive dégagée par la foule locale, confirmée depuis aux Mondiaux 2015 et en septembre dernier, à l'AccorHotels Arena, pour les finales du championnat d'Europe. «Le public français a un statut à part mais aussi à tenir, confirme Charles Lapassat. Les Brésiliens ont fait fort il y a un an et je pense qu'on a à cœur de prouver qu'on est encore les meilleurs. Ça dépendra de Fnatic à mon avis. S'ils se montrent performants... (il marque un silence) Ça peut être incroyable.»Programme des demi-finales : Fnatic - RNG, vendredi dès 12h ; King-Zone - Flash Wolves, le lendemain à la même heure. Finale le dimanche.

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