eSport - eSport : Rocket League s'installe dans la discipline

L'Equipe.fr
Moins de deux ans après son lancement, Rocket League est en train de devenir, petit à petit, un jeu moteur de l'eSport. Simple d'accès, facile à comprendre, mais extrêmement dur à maîtriser, il entame sa troisième saison professionnelle ce week-end.

Moins de deux ans après son lancement, Rocket League est en train de devenir, petit à petit, un jeu moteur de l'eSport. Simple d'accès, facile à comprendre, mais extrêmement dur à maîtriser, il entame sa troisième saison professionnelle ce week-end.Difficile d'expliquer plus simplement Rocket League qu'en ces termes : une sorte de jeu de football, joué par équipe de trois à niveau professionnel, où les joueurs sont remplacés par... des voitures. Un jeu facile d'accès, tout simple en apparence. Mais qui demande une implication absolue pour en maîtriser tous les aspects. Parfait pour l'eSport...«Intéressant de se positionner»«Il y a un écart de niveau monstrueux entre un très bon joueur et un débutant, explique Thomas ''Zaboutine'' Si-Hassen, commentateur pour la WebTV française O'Gaming. La différence est quasiment infinie. Et le niveau individuel compte autant que le collectif.» Développé en deux ans par Psyonix pour quelques millions de dollars seulement, sorti en juillet 2015, le jeu a été vendu à plus de 10 millions d'exemplaires en un an et demi. Largement suffisant pour mettre en place tout un circuit professionnel. Celui-ci existe depuis un peu moins d'un an et entame ce week-end sa saison trois (après une première phase de qualifications). Elle sera diffusée sur O'Gaming, qui tente ainsi le pari Rocket League.«Le problème dans l'eSport aujourd'hui, c'est qu'il n'y a pas de jeu vidéo qui soit facilement compréhensible par le grand public pour passer à la télévision sans être une copie du sport traditionnel, poursuit ''Zaboutine''. Rocket League rentre dans cette catégorie. Il a une vraie profondeur technique, il offre du suspense... Je pense qu'il est sous-performant aujourd'hui par rapport à son potentiel et c'est pour ça que c'est intéressant de se positionner dessus.»Apporter du neuf à l'eSportRocket League semble ainsi, avec Clash Royale ou Overwatch, en position de renouveler la discipline, d'apporter de nouvelles têtes d'affiche à l'eSport derrière les moteurs que sont League of Legends ou Counter-Strike. «C'est le seul exemple de jeu indépendant qui arrive à se créer une sphère eSportive sans coup marketing aujourd'hui, appuie Thomas Si-Hassen. C'est un excellent bac à sable de se pencher dessus pour comprendre comment il y parvient.» Difficile de dire aujourd'hui si l'audience suivra sur la WebTV spécialisée dans la diffusion de compétitions, mais le nombre de joueurs élevé, combiné à la compréhension facile du jeu par le grand public, devrait faciliter les choses.Reste désormais à convaincre les grandes structures eSportives, encore peu nombreuses à avoir tenté ce pari-là (hormis G2 et NRG, éventuellement FlipSid3, champion du monde en titre), voire les clubs de sport traditionnel. Souvent enclins à se lancer sur Fifa, un jeu de football d'un genre nouveau comme Rocket League est peut-être ce qui leur manquait pour prendre un risque un peu plus élevé...

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