Esport - FIFA 22 - FIFA 22 : « Pas de grande révolution », le test avec Bruce Grannec

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Disponible depuis la semaine passée en accès anticipé et pour tous ce vendredi, FIFA 22 est loin de révolutionner la franchise, malgré quelques changements intéressants selon Bruce Grannec, multiple champion du monde devenu streamer. Depuis quelques jours, FIFA 22 a déjà pu être pris en main par quelques privilégiés, dont les principaux créateurs de contenu sur la franchise. Joueur expérimenté, champion du monde à plusieurs reprises avant de devenir un streamer à succès, Bruce Grannec fait partie de ceux-là. Il explique les points forts, les nouveautés et les défauts de ce nouvel opus, dont la sortie pour le grand public aura lieu ce vendredi. Le rythme : « un jeu un peu plus lent » Comparé au très rapide FIFA 21, où les buts s'enchainaient à un rythme anormal, FIFA 22 se distingue par son rythme plus posé, ce qui est loin d'être déplaisant. « Le jeu est un peu plus lent, un peu plus posé que les précédents, confirme Bruce Grannec. Les gestes techniques sortent un peu moins vite et pour le moment, on voit moins de buts. »

L'hypermotion : « quelques mouvements en plus » Dans sa campagne de publicité, EA Sports a beaucoup mis en avant l'« hypermotion », sa nouvelle technologie de capture de mouvements. Au total, le jeu comporte près de 4 000 nouvelles animations. Si celles-ci seront remarquées par les aficionados, elles ne suffisent pas à complètement insuffler un nouveau souffle graphique à la franchise. « Chaque année, il y a des nouveautés mises en avant au nom un peu compliqué, comme là l' ''hypermotion'', s'amuse Bruce Grannec. Honnêtement, oui, il y a des mouvements en plus par rapport à la précédente génération, mais ce n'est pas non plus une révolution. » L'intelligence artificielle : « la défense est trop assistée » EA avait également promis des changements au niveau de l'intelligence artificielle, qui était l'un des principaux points noirs de son précédent jeu. « Sur FIFA 21, tu avais souvent l'impression de ne pas avoir de milieu de terrain quand tu perdais la balle. Là, c'est beaucoup moins le cas : l'ordinateur te replace plutôt bien, valide Bruce Grannec. Le point négatif, c'est que la défense est trop assistée à mon goût, l'ordinateur va tendre la jambe sans que le joueur ait fait quelque chose, ce qui est un peu frustrant. » Les gardiens : « des arrêts réflexes surhumains » Véritables passoires dans FIFA 21, ce qui contribuait aux scores fleuves, les gardiens ont bien progressé dans FIFA 22. « On s'en est beaucoup plaints par le passé, en disant qu'ils n'étaient pas assez bons. Là ils le sont peut-être un peu trop, ils claquent des arrêts réflexes surhumains, relève Bruce Grannec. Avec EA, il n'y a pas d'entre-deux. Mais je préfère ça, parce que ça rend le jeu plus équilibré, même si ça peut être un peu frustrant. »

La réforme d'Ultimate Team : « tant mieux » Désormais présenté comme le mode de jeu phare de FIFA, Ultimate Team, où l'on essaie de construire son équipe de rêve avec des cartes de joueurs, a eu le droit à sa refonte. FUT Champions, son pendant compétitif, est notamment passé de 30 matchs sur un week-end à seulement 20. « C'est éprouvant, donc tant mieux, se réjouit Bruce Grannec. FUT Rivals a aussi été revu, avec une division attribuée aux pros, c'est une bonne chose. Puis tu récupères tes récompenses tout de suite maintenant. » Les cartes : « ils savent y faire » À peine le jeu rendu disponible, la frénésie de l'ouverture des packs sur Ultimate Team a repris, dans la quête du graal ultime : la carte de Lionel Messi, notée 93. « Ce qui me dérange ces dernières années, c'est qu'on a vraiment beaucoup trop de cartes, on s'y perd un peu et je doute que ça baisse, constate Bruce Grannec. Mais l'animation des packs openings a été changée, ça s'ouvre beaucoup plus vite... Sur ça, ils savent faire. » S'il est dur à juger aussi tôt, l'équilibrage des cartes est pour l'instant un plus. « Je trouve qu'il y a beaucoup plus de joueurs utilisables, comme Lukaku ou Haaland qui avant étaient trop lents, trop lourds. Là on a l'impression qu'ils peuvent faire des différences grâce à leur puissance. »

Le ressenti global : « du bon et du moins bon » Bien que bienvenus, les changements apportés sur ce nouveau FIFA ne suffisent pas, à première vue, à faire de « 22 » un épisode incontournable. Mais les fans de longue date, qui se jettent sur chaque opus dès sa sortie, y trouveront largement leur compte. L'adaptation à la nouvelle génération de consoles (Playstation 5 et Xbox One) se poursuit donc en douceur. « Pour l'instant, je suis partagé, confie Bruce Grannec. Il y a du bon et du moins bon. Mais c'est tout le début, il y a toujours la fameuse grosse mise à jour qui peut changer en bien ou en mal le jeu, il faudra attendre ça pour avoir un avis définitif. »

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