Esport - FIFA 23 : eLigue 1, une reprise en grande pompe

L'Olympique de Marseille, associé à BDS, sera l'un des favoris au titre de l'eLigue 1. (BDS - OM)

La saison 2023 d'eLigue 1, disputée sur FIFA 23 et qui débute ce mardi, regorge de belles histoires : fin du duo double tenant du titre, deux binômes en famille, retour de grands noms de la scène française... Le tout dans un championnat plus concurrentiel, qui accueille trois nouvelles équipes.

Tous n'ont qu'un mot à la bouche : « gagner ». Gagner cette édition 2023 d'eLigue 1, qui débute ce mardi sur FIFA 23 et aura une saveur particulière pour l'ensemble des joueurs. « Cette année c'est l'eLigue 1, la vraie, parce qu'il y a tout le monde », résume Corentin « Maestro » Thuillier, nouveau joueur du Clermont Foot 63. Le champion de France 2019 fait justement partie des revenants de cette édition, après deux années éprouvantes passées à Levante, dans le championnat espagnol, l'eLaLiga. « J'habitais en France et je devais faire les allers-retours chaque semaine, j'étais fatigué, j'avais moins de temps pour m'entraîner... Là, je peux jouer à la maison, tout le temps, et je serai forcément meilleur », avertit Maestro.

Retour gagnant ?« Tout le monde », c'est aussi deux autres grands noms de la scène française de FIFA : Lucas « DaXe » Cuillerier et Corentin « RocKy » Chevrey. Absents de la compétition la saison passée et compères de longue date en équipe de France, la paire de Vitality partagera pour la première fois le même maillot dans le championnat tricolore, sous les couleurs du LOSC. « On aurait dû être présents la saison dernière mais malheureusement ça ne s'était pas fait, rembobine RocKy. On était très déçus, et on voulait absolument jouer la compétition cette fois. En plus, l'année dernière, on était très forts ensemble : on a été le seul duo français qualifié à la Coupe du Monde en 2 contre 2. Donc on sait qu'on peut faire quelque chose de bien. »

D'autant que la compétition attend justement de nouveaux champions. Le binôme du FC Lorient (Atlantide Wave), composé de Julien « Fouma » Perbal et Leandro « LJRPeixoto » Peixoto, titré lors des deux derniers exercices, a en effet fait le choix de se séparer pour la prochaine saison, en dépit de sa réussite.

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Les deux intéressés se projettent volontiers vers un hypothétique futur triplé, qu'ils ne pourront donc pas partager. « Il va falloir trouver des automatismes avec nos nouveaux coéquipiers respectifs et ça sera forcément plus dur de gagner que les deux éditions précédentes », nuance toutefois Fouma. Et pour cause, le champion d'Europe 2021 sera rejoint chez les Merlus par le Britannique Dan « Stingray » Ray, premier joueur étranger à disputer le championnat de France. « On s'est déjà rencontrés plusieurs fois, on s'est vus l'année dernière à Copenhague, à Londres... On a discuté un peu sur les réseaux et on s'entend bien », rassure Fouma.

Histoire de famillesPour LJRPeixoto, l'histoire continuera de s'écrire avec BDS, à l'Olympique de Marseille. Il y rejoint nul autre que son frère aîné, Diogo « DPeixoto7 » Peixoto, après l'avoir privé de titre cette année (victoire 4-1 de Lorient contre l'OM en finale). « Je voulais jouer avec mon frère, découvrir de nouveaux horizons, chercher de nouveaux objectifs », explique Leandro.

« C'est moi qui ai poussé avec BDS, dévoile Diogo. Atlantide Wave et Lorient voulaient le garder, mais ils acceptaient de le vendre, donc j'étais super content. Ça ne fait que deux ans qu'il est joueur pro, mais il a déjà une expérience incroyable. En termes de niveau de jeu, c'est ce qui se fait de mieux en France. » Une belle histoire à, enfin, écrire pour DPeixoto7, qui flirte avec les titres nationaux et européens depuis deux ans sans jamais parvenir à les décrocher.

Mais une seconde fratrie s'est également réunie pour s'inviter sur la ligne de départ de l'eLigue 1 : Fouad « Rafsou » Fares, ancien joueur du RC Strasbourg, et Abdelhamid « Mence » Fares, qui portait l'an dernier les couleurs de l'Olympique Lyonnais, prennent cette année le bleu de l'ESTAC. « Il y a zéro rivalité avec eux, on va être contents de jouer les uns contre les autres, désamorce Rafsou. On est là pour les trois points, ça sera les mêmes contre eux que contre d'autres. » Mence abonde : « On n'a aucune rivalité. Évidemment, sur les réseaux, ça sera l'un des matches attendus pour savoir qui est la meilleure famille. Mais nous, de notre côté, on s'en fiche. »

Les deux frères se réjouissent eux aussi de pouvoir jouer ensemble, à différents égards. « Notre dernière confrontation, c'était en demi-finale d'eLigue 1 2021, rappelle Rafsou. Et pour les parents c'était difficile. Tu sais qu'un de tes deux enfants va aller en finale mais que, sur le chemin du retour, il y en a un qui sera super fier et l'autre qui aura perdu... C'est dur de jouer l'un contre l'autre. C'est pour ça que je suis très heureux de jouer avec lui, par rapport à l'unité dans notre famille. »

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Mence y voit également un avantage dans la communication dans le jeu. « On peut se dire les choses franchement », assure-t-il. « Et on ne va pas hésiter à s'aider l'un l'autre, ajoute son frère. Quand on fait partie d'équipes différentes, c'est plus difficile d'aller dire "tu sais il y a ce petit truc que tu pourrais faire pour t'améliorer" alors que tu sais que ça va être ton adversaire dans deux jours. » Et Mence d'ajouter : « Et dans une équipe familiale, si tu cartonnes et ton frère un peu moins, tu veux que lui réussisse aussi bien que toi. Alors que quand tu es avec un mec, même si c'est ton pote... il n'y a pas de vrais amis dans ce métier. »

L'OL en grand favori ?Les prétendants au titre sont donc nombreux, mais une rumeur résonne inlassablement quand il s'agit de dresser une liste de favoris : l'Olympique Lyonnais de Dylan « Dylo » Gozuacik et Lucas « Leks » Lekhal. Le duo havrais a traversé la France pour porter le maillot olympien, et assume faire partie de la short list légitime à envisager la victoire finale. « Il y a beaucoup de duos qui sont très forts, mais je sais que j'ai le niveau pour gagner n'importe quel trophée », défie Dylo, qui a rejoint l'OL à l'intersaison.

« On sait déjà qu'il n'y aura aucun match facile, qu'il peut y avoir des rebondissements, des équipes pas favorites qui vont aller très loin... On sait que ça va être très compliqué, tempère modestement Leks. Mais je pense qu'à partir du moment où tu es en duo avec Dylo, tu prétends au titre. »