Esport - League of Legends : nos favoris pour les Worlds 2022

Jae-hyuk « Ruler » Park, favori des Worlds avec Gen. G, ici lors de l'édition 2021. (Riot Games)

Le tour principal des Mondiaux de League of Legends, la compétition esportive la plus suivie de l'année, démarre ce vendredi (23 heures) à New York. Respectivement champions de Chine et de Corée, JD Gaming et Gen. G partent favoris, mais la compétition reste ouverte.

★★★★★

Gen. G (Corée du Sud)


Après avoir écrasé la ligue sud-coréenne cet été (17 victoires pour une seule défaite en saison régulière, six petites manches perdues au total, 3-0 en finale contre T1...), Gen. G veut confirmer à l'international. Pour y parvenir, le club compte sur son style très structuré, dominant en phase de lanes grâce à des individualités qui font partie des plus fortes de l'ensemble du circuit compétitif de League of Legends - Ji-hoon « Chovy » Jeong, le midlaner, et Jae-hyuk « Ruler » Park, champion du monde en 2017, en tête.

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Expérimentés, très bons en teamfight, étouffants sur la carte, les champions de LCK écrasent toutes les ligues de statistiques à l'entame du tour principal des Worlds et n'ont montré aucune faiblesse à domicile. Mais, s'ils sont d'évidents favoris, que seront-ils capables de proposer face à l'explosivité des meilleures équipes chinoises ?

JD Gaming (Chine)


Alors que la Chine a remporté les trois dernières compétitions internationales, difficile de ne pas placer la meilleure équipe du pays, JD Gaming, comme favorite du tournoi. En septembre, elle a remporté la LPL après un parcours impressionnant, qui l'a vu notamment battre à deux reprises TOP Esports. Portée par un duo top-jungle (Bai « 369 » Jia-Hao et Jin-Hyeok « Kanavi » Seo) impressionnant mécaniquement, elle devrait détonner par son style de jeu agressif, parfois même jusqu'à l'excès.

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JDG peut aussi compter sur le leadership de son expérimenté coach sud-coréen Sung-young « Homme » Yoon, grand artisan du titre mondial de Samsung White en 2014. Il ne lui manque qu'un peu d'expérience aux Worlds pour que le tableau soit parfait : la structure ne s'y est qualifiée qu'une fois, en 2020, pour une élimination décevante en quarts de finale.

★★★★☆

Top Esports (Chine)


Sur le papier, Top Esports a été la meilleure équipe de Chine cet été, avec une saison régulière brillante, où Gao « Tian » Tian-Liang, champion du monde en 2019, a paru dans la forme de sa vie. Mais l'équipe s'est pris les pieds dans le tapis en play-offs face à JDG, trahie par ses individualités et ses nerfs. Wen-Bo « JackeyLove » Yu, prodige mécanique, a notamment commis des erreurs indignes de son standing, qui laissent planer un doute sur sa gestion du stress. Si les cinq joueurs évoluent à leur meilleur niveau, ils seront toutefois très difficiles à bousculer. Après une élimination en demi-finale en 2020 alors qu'ils étaient favoris de la compétition, ils ont soif de revanche.

★★★☆☆

T1 (Corée du Sud)


Champion de Corée du Sud au printemps, T1 n'a pas vraiment confirmé son début de saison quasi-parfait. Battue par les Chinois de RNG en finale du Mid-Season Invitational, l'équipe de l'éternel Sang-hyeok « Faker » Lee (26 ans, ses quatre coéquipiers sont tous de six années au moins ses cadets) a ensuite été surclassée par Gen. G à domicile. Mais elle reste la seule à avoir battu le champion sud-coréen en saison régulière et Faker, trois fois couronné (2013, 2015, 2016), n'a jamais été sortie avant les demi-finales aux Worlds. Sans doute moins attendu que Gen. G, JDG ou Top Esports, T1 reste un prétendant très sérieux cette saison.

EDward Gaming (Chine)


Le champion du monde en titre n'a pas franchement impressionné lors de la saison régulière du segment d'été de LPL. Mais, en play-offs puis lors du tournoi qualificatif chinois pour les Worlds, EDward Gaming a montré contre RNG (deux victoires) ou TES lors d'une défaite accrochée qu'il ne faudrait pas sous-estimer son effectif ultra-talentueux. L'erreur a déjà été commise il y a un an et EDG compte sur Ye-chan « Scout » Lee ou Do-hyeon « Viper » Park pour remettre ça. Comme en 2021, son équipe a d'ailleurs été placée dans le même groupe que T1 au tour principal. On prend les mêmes...

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★★☆☆☆

DAMWON (Corée du Sud)


Champion du monde en 2020, finaliste en 2021, DAMWON sort d'une saison moyenne pour une équipe aussi dominante en Corée du Sud les deux années précédentes. L'expérience de son topside Ha-gwon « Nuguri » Jang - Geon-bu « Canyon » Kim (probablement l'un des deux meilleurs junglers au monde) - Su « ShowMaker » Heo force cependant le respect malgré des performances récentes en dessous de leurs standards.

RNG (Chine)


A priori, le champion de Chine au printemps puis vainqueur du MSI ne devrait pas être si peu considéré. Mais après des play-offs de LPL ratés, une qualification pour les Worlds arrachée et un Play-In mitigé, l'équipe ne semble pas au niveau de ses trois compères chinois. Tombé dans un groupe à sa portée, RNG devrait toutefois être au rendez-vous des quarts. Ensuite, si son équipe se remet la tête à l'endroit, tout est possible...

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★☆☆☆☆

G2 (Europe)


Face à l'Asie, les espoirs de l'Occident sont ténus cette année encore. Pourtant, fort d'un titre européen au printemps, d'une finale cet été, de l'expérience engrangée au MSI et de celle du duo Rasmus « caPs » Winther - Marcin « Jankos » Jankowski (finalistes ensemble en 2019), G2 doit être respecté. Placée dans un groupe B relevé mais assez ouvert en BO1, l'équipe du Belge Raphaël « Targamas » Crabbé aura des arguments. Sa versatilité est une grande force et si la désillusion de Malmö (défaite 3-0 face à Rogue en finale du LEC) est derrière elle, elle peut créer la surprise.

Rogue (Europe)


Difficile de citer G2 sans évoquer Rogue, large vainqueur (3-0) du dernier affrontement entre les deux en finale du segment d'été du LEC début septembre. Pour aller conquérir son premier titre, la tête de série n°1 de l'Europe est montée en puissance, au point d'impressionner à Malmö. Elle y a gagné beaucoup de crédit et doit désormais confirmer à l'international. Si son espoir de sacre est faible, son groupe abordable et surtout ce sentiment pré-Worlds d'avoir affaire à un effectif décomplexé, imprévisible et capable de tout lui valent d'être citée.

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DRX (Corée du Sud)


Sur l'ensemble de l'année, DRX n'a vraiment rien à faire aux Mondiaux. Mais la quatrième équipe sud-coréenne sublimée en toute fin de saison pour arracher son billet pour les États-Unis. Dans la foulée, elle a survolé le Play-in, battant notamment RNG. Sa trajectoire ascendante, le niveau fantastique montré par Geon-woo « Zeka » Kim la semaine passée et l'expérience de Hyuk-kyu « Deft » Kim (sixième participation aux Worlds) doivent lui permettre de viser un quart, dans un groupe abordable.