Esport - League of Legends : Worlds, LFL, des changements à tous les niveaux

Les champions du monde en titre sud-coréens de DRX auront l'opportunité de défendre leur titre à domicile en 2023. (Colin Young-Wolff/Riot Games)

Changements de format, nouvelles ligues et villes hôtes de rendez-vous majeurs : ce début de semaine a été le cadre de nombreuses annonces sur le circuit compétitif de League of Legends.

MSI et WorldsLes destinations pour les deux compétitions intercontinentales du calendrier professionnel de League of Legends ont été officialisées ce mardi matin. Le MSI posera ses valises à Londres en mai, les Worlds reviendront en Corée du Sud, nation des tenants du titre DRX, cinq ans après la précédente édition organisée dans le pays. Mais les deux rendez-vous verront également leur format évoluer.

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Avec la réduction du nombre de ligues au sein du circuit principal (exit la Turquie, l'Océanie bataillera avec la ligue Pacifique pour une qualification aux rendez-vous internationaux...), les quatre Championnats principaux (EMEA, Amérique du Nord, Chine et Corée du Sud) enverront désormais leurs deux meilleures équipes de la première partie de saison au MSI (contre une, les champions, auparavant). Le déroulé du tournoi change lui aussi avec une phase de groupes et un arbre à double élimination dans lequel seront automatiquement intégrés les champions des ligues majeures et le finaliste sud-coréen (en tant que pays vainqueur des Mondiaux).

Aux Worlds justement, c'en est terminé de la phase de groupes à 16 équipes réparties dans quatre poules. Vingt-deux formations se rendront en Corée du Sud cette année : huit d'entre elles disputeront le play-in, un tour préliminaire qui regroupera tous les représentants des ligues mineures (Vietnam, Pacifique, Amérique du Sud, Brésil, Japon) et le vainqueur d'un match entre les têtes de série n°4 de l'EMEA et l'Amérique du Nord. Deux équipes rejoindront le tour principal où attendront les représentants de la Corée du Sud et de la Chine (quatre par ligue), mais aussi le reste des qualifiés issus du LEC ou des LCS (trois par ligue).

Ce tour principal sera désormais une « ronde suisse », un format très utilisé dans l'esport et notamment sur Counter-Strike : les seize formations s'y affrontent en fonction de leurs résultats précédents (les équipes à une victoire comme celles à une défaite s'affrontent entre elles, par exemple). Les huit premières à trois victoires rejoignent des play-offs au déroulé très classique (trois manches gagnantes, élimination directe).

Tous ces changements visent à redynamiser les rendez-vous intercontinentaux. Ils font toutefois la part belle aux ligues majeures et imposent un chemin de croix aux plus petites équipes dans leur quête d'accession aux phases finales. Le risque étant que l'écart continue de se creuser. On peut également regretter l'absence de modifications plus profondes d'un calendrier toujours déséquilibré.

LFL et une nouvelle ligue féminine ?La LFL aussi a fait sa réunion de rentrée lundi soir. La plupart des changements (d'équipes, notamment) avaient déjà été annoncés mais les organisateurs du Championnat de France en ont profité pour révéler, en plus de recrues non officialisées, deux rendez-vous en public - les « LFL Days ». Les mêmes qu'en 2022, mais dans un ordre inversé : la Seine Musicale de Boulogne-Billancourt accueillera la ligue française pour une journée de compétition le 16 février prochain ; le Palais Nikaïa de Nice fera de même les 5 et 6 juillet, lors du segment d'été.

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« Nous discutons également avec des villes pour les deux finales du Championnat de France, on aimerait au moins finaliser cela pour l'été, a ajouté Bertrand Amar, patron de l'esport chez Webedia, qui coorganise la LFL. Nous voulons des salles plus petites, entre 1 000 et 1 500 places, parce qu'on ne connaît pas l'affiche à l'avance et on ne peut faire le pari d'avoir des équipes avec de nombreux fans derrière. Soit on trouve un accord avec ces villes, en espérant amener le Championnat dans de nouvelles régions, soit on fera cela en studio ». La Coupe de France reviendra, elle, en fin d'année.

Enfin la création d'une ligue féminine aux contours encore assez flous (française ? Européenne ?) est « en discussion très avancées » selon Julie Jeanniot, responsable de marque chez Riot Games France. Après la réussite des Game Changers sur Valorant, qui ont permis d'offrir un circuit compétitif aux équipes exclusivement féminines, cette expansion n'est pas surprenante. Elle constitue une bonne nouvelle pour ces formations et confirme la volonté d'offrir plus d'espaces d'expression aux femmes dans la discipline. Plus d'informations pourraient être dévoilées le 16 février, lors du premier LFL Day de l'année.