Esport - LoL - Esport - League of Legends - Eika : « Je suis à la maison chez LDLC »

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De retour chez LDLC OL après une année mitigée aux États-Unis, Jérémy « Eika » Valdenaire joue cette semaine sa qualification pour les play-offs de la Ligue française de League of Legends. L'occasion pour le double champion de France de faire oublier la neuvième place de son équipe lors du segment de printemps. LDLC OL est encore en convalescence mais pourrait retrouver sa place parmi l'élite de la Ligue française de League of Legends (LFL). Neuvième et avant-dernière du segment de printemps, la formation lyonnaise entame sa dernière ligne droite pour une qualification aux play-offs de l'exercice estival. La « super-semaine » de trois matches de l'actuel cinquième du championnat (avec huit victoires pour sept défaites) débute ce lundi soir par une opposition contre Vitality Bee avant de se poursuivre mardi contre Izidream. Surtout, LDLC OL jouera son ultime rencontre mercredi face à BDS, un concurrent direct pour l'accès à la suite de la compétition. L'équipe a bâti ses ambitions sur deux changements - les arrivées de Finn-Lukas « Don Arts » Salomon dans la jungle et de Mads « Doss » Schwartz au poste de support - et sur l'expérience de ceux qui l'ont fait briller par le passé. lire aussi Esport - League of Legends : À Aix, la Karmine Corp vire en tête de la LFL devant du public Jérémy « Eika » Valdenaire, double champion de France de LFL avec feu « Team LDLC » en 2019 revient ainsi sur le nouveau visage de l'équipe après un printemps difficile. Passé sans succès aux États-Unis l'an dernier chez Immortals, le midlaner français évoque aussi son rôle dans son écurie ou cette position d'outsider, encore inconnue lors de départ outre-Atlantique. « Avant toute chose, l'événement c'est ce retour en LAN la semaine passée à l'occasion du LFL Trésor Day. Malgré votre défaite contre Solary, comment avez-vous vécu cette soirée ?
L'ambiance était fun, les fans étaient en feu, ça fait vraiment plaisir de remonter sur scène. La foule nous a donné pas mal de force et ça faisait plaisir de revoir des gens, d'avoir du contact. Après, avec les problèmes de déconnexion qu'on a eus dans la partie contre Solary, c'était assez compliqué et c'est devenu rapidement un cauchemar... Mais on va en tirer une bonne leçon et ça va nous donner la niaque pour la semaine prochaine.

Comment abordez-vous cette dernière semaine de compétition et surtout ce dernier match contre BDS, un concurrent direct pour la qualification aux play-offs (6e avec sept victoires pour huit défaites) ?
Ce qui s'est passé contre Solary n'a rien changé à notre état d'esprit. On est tous motivés, on vise les play-offs et on a les moyens de se qualifier. On va simplement bien se préparer pour les matches et les prendre les uns après les autres, en espérant en gagner le plus possible. Forcément le match contre BDS va être important pour nous. Mais je n'ai pas envie de me mettre trop de pression. Je prends tous les matches au sérieux en essayant de ne pas trop y penser. « Avant de tout gagner avec LDLC, j'ai perdu pas mal de choses » Quel regard portez-vous sur ce segment d'été, après un exercice difficile au printemps ?
On a passé un segment de printemps assez catastrophique donc ça ne pouvait qu'être mieux. Cette fois, on avait tous pour objectif d'accrocher les play-offs. Avec les deux changements en plein milieu de saison, on ne pouvait pas viser tout de suite la première place. On se satisfait de nos résultats mais je n'ai pas envie de dire qu'on est contents. On ne l'est pas totalement parce qu'on a perdu des parties qui étaient gagnables. C'est pas mal mais on espère faire encore mieux.

Il y a en effet ce double changement au sein de l'équipe, c'était l'occasion de repartir à zéro mentalement ?
On s'était dit qu'il fallait qu'on change la dynamique parce que, quand tu es à la neuvième place, tu penses à la relégation en Div2 (la division deux française) et l'ambiance n'est pas au beau fixe. On s'est dit que les changements devaient nous faire repartir sur de nouvelles bases, recréer une dynamique de groupe, de la confiance et nous permettre de trouver une équipe qui aime jouer ensemble en s'amusant. Comment avez-vous géré ce retour plus difficile que prévu chez LDLC, après avoir gagné par deux fois la LFL avec cette équipe ?
Le retour en lui-même s'est bien passé. J'étais chez LDLC depuis longtemps donc j'ai eu des hauts et des bas, je sais comment ça marche. Avant de tout gagner avec LDLC, j'ai perdu pas mal de choses. Ça m'a impacté parce que j'étais confiant, je savais que je pouvais faire de bonnes choses avec l'équipe et que malheureusement ça n'a pas fonctionné, qu'il n'y a pas eu la magie. Mais je suis à la maison ici, je me sens vraiment bien. Quel est votre rôle depuis votre retour chez LDLC OL après être passé chez Immortals, aux États-Unis ?
J'essaye de guider les autres joueurs. Même s'ils sont plus âgés ou qu'ils ont la même expérience que moi, c'est ma personnalité. En jeu, si je vois qu'un joueur est stressé, je le rassure en lui disant que je peux prendre des responsabilités pour lui dans les moments clefs et ça fait peut-être fonctionner une équipe. LDLC OL était encore il y a peu l'équipe numéro 1 de LFL et est aujourd'hui un outsider. Comment vous sentez-vous dans cette position ?
Je n'y prête pas vraiment attention. Quand tu es leader, tu as une sorte d'aura autour de toi qui fait que les gens ont tendance à un peu plus te respecter pendant la partie. Ils te punissent un peu moins et c'est plus facile d'installer ton jeu. Mais moi, ça ne me dérange pas. Je préférerais forcément qu'on soit devant, mais je n'ai pas l'impression que ça change grand-chose. Accrocher une place pour les play-offs serait une première satisfaction, mais, après avoir battu des favoris comme Misfits Premier ou la Karmine Corp en saison régulière, vos objectifs sont-ils encore plus ambitieux ?
On doit y penser. Pour être motivé, on doit l'avoir en tête. La victoire contre ces deux équipes, c'est le genre de match qui donne beaucoup de force parce que tu te dis "C'est vrai qu'on peut le faire". Même si ça reste un BO1 (une seule partie pour remporter le match), tu peux gagner et donc ça donne de la confiance. Après, si on arrive à se qualifier, on prendra un BO5 par BO5 (en play-offs, la première équipe à gagner 3 parties remporte le match). On va continuer à s'entraîner etsi on commence à gagner, on va y croire. » lire aussi Esport - League of Legends : cinq équipes qualifiées pour les play-offs en LEC

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