Esport - LoL - Esport - League of Legends - Jezu : « Remonter l'arbre des play-offs, ça ne me fait pas peur »

L'Equipe.fr
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L'ad carry français de SK Gaming, Jean « Jezu » Massol, affronte Fnatic au premier tour des play-offs du championnat d'Europe de League of Legends ce vendredi (18h). Il revient sur son ascension cette saison, sa première dans l'élite, les performances de son équipe et sa soif de victoires.

Au premier tour des play-offs du championnat d'Europe de League of Legends ce vendredi soir (18h), SK Gaming et Jean « Jezu » Massol seront opposés à Fnatic, légendaire institution européenne titrée à de multiples reprises. Avant ce défi de taille, le jeune français à la progression fulgurante revient sur ses premiers pas au sein du LEC, ses rencontres face à Martin « Rekkles » Larsson et Steven « Hans Sama » Liv, ainsi que sur sa symbiose avec Erik « Treatz » Wessén, son support.

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« Comment résumeriez-vous votre split jusqu'ici ?
Il y a eu du bon et du moins bon. D'un point de vue individuel, j'étais content de ma performance parce que je m'attendais à être plus en difficulté face aux autres adc qui ont plus d'expérience. Finalement, non. On a débuté face à G2 et Rogue, donc Rekkles et Hans Sama, et je me suis bien débrouillé. Même si on a perdu les deux matches. Ensuite, on a signé une série de cinq victoires consécutives où, là, on jouait très bien. Et puis récemment, ça a été l'inverse, avec cinq défaites de suite. On est une équipe de rookies donc on pouvait s'attendre à passer par des moments comme ceux-là. Parfois tu es en 5/0 dans ta partie, tout va bien et tu te dis : « c'est super simple le LEC, ce n'est pas à ça que je m'attendais ». Puis tu te prends une claque derrière la tête.

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Vous avez ciblé des points sur lesquels vous devez progresser ?
C'est assez dur à dire. Je pense que ce qui nous aiderait le plus ce serait de nous améliorer, tous, individuellement. Ce serait le plus simple. Après, on joue avec beaucoup de sérieux dans nos scrims (voir lexique) depuis une semaine. Avant notre enchaînement de défaites, on mettait peut-être un peu moins d'enthousiasme dedans vu qu'on n'arrêtait pas de gagner.

Au contraire, quelles sont vos forces ?
Clairement nos combats d'équipes. Une fois qu'on rentre dedans, on connaît tous nos rôles pendant l'action et on est très explosif. Ça part souvent de Treatz, c'est une grande force.

En play-offs, vous allez devoir passer par la partie basse du tableau, le loser bracket. Le chemin va être long...
Remonter l'arbre des play-offs, ça ne me fait pas peur. Ça va être un bon entraînement. Si on passe Fnatic, je pense que le deuxième tour sera jouable. MAD Lions, on les a déjà battus deux fois. Après, pour Rogue et G2, on verra. Chez Fnatic, il y a cinq vétérans et ils sont tous forts. Pour l'instant, c'est un peu étrange. Ils peuvent faire des très bonnes parties puis d'autres exécrables. Mais quand ils sont dans un bon jour, ça peut être fatal.

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Pensez-vous que votre équipe peut être plus performante en BO5 qu'en BO1 (voir lexique) ?
C'est dur à dire parce que ça va être nos premiers play-offs ensemble. Je pense que oui, comme on est tous capables de jouer aussi bien des carrys que des champions qui ne requièrent pas beaucoup de ressources. De mon côté, je peux aussi bien jouer de la Kalista qu'on met dans les meilleures conditions qu'une Xayah qui pourra plus se débrouiller toute seule. Ça peut nous apporter beaucoup.

Comment s'est passée l'adaptation avec Treatz ?
Très bien. Vu que je ne suis pas quelqu'un de très communicatif dans le jeu, c'est plus à moi de m'adapter qu'au support de le faire. En l'occurrence, le style de jeu de Treatz est très agressif, ça demande de bien jouer la phase de lane et d'être parfait lors des combats aussi. On a beaucoup parlé au départ, il m'a expliqué comment il jouait et comment il s'attendait à ce que je joue. Je me suis adapté au mieux possible.

Votre duo Kalista-Jarvan IV a été très médiatisé après vos performances.
Ça booste énormément. On était sur une série de cinq victoires, tous les observateurs nous regardaient avec beaucoup d'intérêt... Là on s'est pris une petite claque, résultat on est un peu moins mis à l'honneur. Ça fait un peu mal au moral mais ça donne surtout envie de se remettre à gagner.

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Pourquoi est-ce que Kalista fonctionne-t-elle aussi bien avec votre équipe ?
C'est un de mes meilleurs champions, mais surtout elle colle parfaitement avec le style de Treatz : très agressif, qui joue très bien la lane. Forcer un ban sur Kalista à chaque partie parce que je la joue très bien, ça me fait toujours un peu sourire. Ça me rend fier.

Que pensez-vous du split de Vincent « Véthéo » Berrié, autre rookie français en LEC ?
J'ai très bien commencé au début et ça s'est moins bien fini. Lui, ça a été un peu l'inverse. Hormis son premier match incroyable avec Zoé, j'ai trouvé qu'il était moins dedans au début. Alors que sur la fin de la saison, il s'est bien rattrapé, il s'est vraiment imposé. Ça aurait été cool de le croiser en play-offs.

Rekkles, Hans Sama, Elias « Upset » Lipp... vous avez affronté des ad carry de renom. Un affrontement vous a plus marqué que les autres ?
Ils m'ont marqué pour différentes raisons. Là, vu que je viens d'affronter Rekkles, il y a des choses qui me sautent aux yeux. On était à peu près à égalité tous les deux et d'un coup il se retrouve avec 25 sbires d'avance, juste parce qu'il est meilleur que moi en lane. Hans sama, ses grandes forces sont les teamfights et les déplacements sur la carte. Les deux n'ont pas les mêmes forces et sont donc différents à jouer. Rekkles, tu ne vas pas le mettre en 0/5 en lane, alors qu'Hans Sama tu peux.

Jean-Philippe « Karnage » Coto, producteur d'OTP, et Jean « Trayton » Medzadourian, ancien joueur pro et désormais commentateur, mettent beaucoup en avant les joueurs francophones sur Twitter. C'est plus simple de se faire un nom et de laisser un héritage en étant apprécié de la communauté ?
J'ai toujours aimé communiquer avec les gens. Il y a plein de joueurs qui n'aiment pas Twitter, être proches de la communauté. J'ai toujours pris ça comme une part entière du métier. L'un ne va pas sans l'autre. Avec leur soutien, c'est plus simple. Quand tu joues bien, tout le monde va t'encourager et te féliciter. C'est bien, ça participe à l'extension de ta notoriété. »

Le programme du week-end en LEC :