Esport - LoL - Esport - League of Legends : après le départ de Rekkles, Fnatic regarde vers l'avant

L'Equipe.fr
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Deuxième club le plus titré du championnat d'Europe de League of Legends derrière G2 (huit et sept trophées), finaliste malheureux des trois dernières éditions, on ne savait pas où situer Fnatic après le départ de sa star Martin « Rekkles » Larsson chez le rival lors du dernier mercato. Le début de saison offre quelques éléments de réponse. « Mais que va devenir Fnatic ? » Fin novembre 2020, quand la star du championnat d'Europe de League of Legends (le LEC) Martin « Rekkles » Larsson annonce qu'il quitte son club de toujours (ou presque) pour rejoindre le rival G2, une chape de plomb s'abat sur les nombreux fans du nom le plus iconique de la ligue. Champion du monde en 2011, finaliste des Worlds en 2018, sept fois sacré au niveau continental (un titre de moins que G2 depuis la saison dernière)... Fnatic est un pilier de l'esport sur League of Legends qui se met alors à vaciller.

Deux saisons sans trophée Après deux saisons sans trophée et trois finales de LEC perdues consécutivement contre G2, le terrain était déjà plutôt instable. Avec Rekkles, Fnatic n'avait plus les clés pour faire mieux que deuxième. Sans lui, beaucoup se demandent alors si et comment le club va s'en relever et surtout où situer l'équipe. « C'était la figure de proue : un joueur très fort, toujours très stable dans ses performances mais aussi l'image de la structure. Ça pose forcément question », résume Laure « Bulii » Valée, intervieweuse et présentatrice française du LEC. Sur le papier, ce départ paraît pourtant bien compensé : le Belge Yasin « Nisqy » Dinçer a été recruté sur la midlane et Rekkles remplacé au bot par Elias « Upset » Lipp, joueur au talent certain qui peine cependant à confirmer au plus haut niveau. À leurs côtés, Gabriël « Bwipo » Rau (top), Oskar « Selfmade » Boderek (jungle) et Zdravets « Hylissang » Iliev Galabov (support) font partie des meilleurs éléments de la ligue. L'effectif a largement de quoi jouer le haut du tableau mais est composé de plusieurs fortes personnalités. Avant le lancement de la saison, les potentielles batailles d'ego, déjà présentes les années précédentes, inquiétaient. Et sans sa star suédoise, Fnatic ne faisait plus aussi peur. Un style agressif S'ils ont perdu leurs deux premières rencontres, les hommes de Jakob « YamatoCannon » Mebdi - lui aussi fraîchement débarqué au poste d'entraîneur pour cadrer l'équipe - ont plutôt bien répondu en remportant quatre des cinq suivantes. La dernière contre G2... et Rekkles. De quoi vite rassurer les fans sur les ambitions du club. « C'est une étape importante pour nous dans l'idée qu'on peut battre n'importe qui, affirmait Bwipo après la rencontre. Certes, ils ont eu des soucis de connexion en face mais je pense que nous avons tout de même disputé une bonne partie de League of Legends. » lire aussi Esport - League of Legends - Nisqy : « Il faut laisser du temps » à Fnatic Fnatic n'écrase pas la compétition mais l'équipe propose un style de jeu qui tranche, ambitieux, hyper agressif - « ça fonctionne bien en Chine », dixit Nisqy - même si loin d'être encore parfaitement maîtrisé : en sept matches, le jeune belge et ses coéquipiers sont premiers de la ligue en nombre d'éliminations (126, contre 122 pour G2 et 103 pour Rogue) et avant-derniers en nombre de morts (114, Astralis est à 133).

« Nous pensons que c'est la meilleure façon de jouer, confie Gary « Tolki » Mialaret, coach adjoint. Punir, pousser les limites et nos avantages au maximum, en un contre un, en deux contre deux, ne pas hésiter à saisir les opportunités... C'est encore un peu sale parce que c'est le début de l'année mais on pense aux play-offs, aux Mondiaux. Nous sommes persuadés qu'à long terme c'est un style qui se révélera payant. On va encore foirer quelques dives sous les tours, mais le but c'est de réduire le nombre de ratés. Si tu peux maîtriser ce genre de choses, ça peut être incroyable. On a une grosse marge de progression ». Et pour l'instant, selon joueurs et staff, l'ambiance est au beau fixe. Laure Valée, intervieweuse et présentatrice française du LEC « Le club n'a pas perdu son identité »
« Quand je regarde cette équipe, je me dis qu'elle peut aller loin, assure Laure Valée. Le club n'a pas perdu son identité, les fans sont encore là... Quand je parle avec les joueurs j'ai l'impression qu'ils se sentent bien : Hylissang m'a paru libéré, Upset est dans un environnement qui lui convient. » Tous semblent aussi avoir le talent pour porter l'équipe, multipliant ainsi le nombre de menaces potentielles. « C'est quelque chose de primordial, poursuit Tolki. À l'entraînement, quand quelqu'un est bien dans sa partie on fait en sorte que l'équipe joue pour lui, qui que ce soit. »

Le départ de Rekkles ne s'oubliera pas en quelques semaines et il est encore trop tôt pour tirer des conclusions. Mais les débuts de ce Fnatic « nouvelle version » sont encourageants et les inquiétudes soulevées par la perte du Suédois puis le vent de panique qui a suivi s'éteignent petit à petit. Jusque-là, personne n'osait vraiment se demander si cette équipe pouvait être plus forte en 2021. La question se pose aujourd'hui ouvertement. Le programme du week-end en LEC Vendredi 12 février (J8) : 18h : Schalke 04- Astralis
19h : Vitality - Excel
20h : Misfits - G2
21h : MAD Lions - Rogue
22h : Fnatic - SK Gaming Samedi 13 février (J9) : 17h : Vitality - SK Gaming
18h : Misfits - Astralis
19h : Schalke 04 - MAD Lions
20h : Fnatic - Excel
21h : G2 - Rogue