Esport - LoL - Esport - League of Legends - Skeanz : « Dommage de commencer comme ça »

L'Equipe.fr
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Seul club français à évoluer au sein du championnat d'Europe de League of Legends (LEC), Vitality a entamé la saison 2021 par une victoire et deux revers ce week-end. Un bilan frustrant pour Duncan « Skeanz » Marquet. On ne savait pas vraiment ce qu'on devait attendre de Vitality à l'occasion du lancement de la saison 2021 du championnat d'Europe de League of Legends (LEC) ce week-end. Le club français sort d'une année 2020 difficile, mais son staff a décidé de conserver quatre des cinq joueurs d'un effectif qui avait montré un visage encourageant lors du segment d'été. lire aussi Esport - League of Legends : cinq interrogations sur le nouvel équilibre du LEC Opposé à trois équipes à sa portée, Vitality a mal démarré d'un point de vue comptable. Deux défaites contre Schalke 04 et Astralis, un succès contre Misfits : le premier bilan n'est pas bon. Mais dans le contenu, les abeilles ont montré des choses intéressantes. À chaque fois, elles ont pris l'ascendant et paraissaient supérieures à leurs adversaires. Mais, trop timides, pas suffisamment rigoureux, les joueurs de Vitality ont laissé filer deux succès qui leur tendaient les bras. Serein, déçu mais pas inquiet, le jungler tricolore Duncan « Skeanz » Marquet est revenu sur ce premier week-end frustrant.

« On a l'impression que le bilan de cette entame de compétition peut se résumer par un : « ah, c'est vraiment dommage »...
C'est un peu ça. On était préparés pourtant, on joue vraiment bien à l'entraînement, on gagne contre des équipes censées être plus fortes... Finalement, on arrive en match officiel et on fait de la merde. Deux fois (contre Schalke 04 puis Astralis) on a l'avantage et on le jette. Comment l'expliquez-vous ?
Vendredi il y avait du stress et on a un peu paniqué. Contre Astralis (ce dimanche), je pense qu'on est arrivés trop détendus. On n'était pas à 100 %. Résultat, on a accumulé les erreurs individuelles, on a donné trop de choses gratuitement... On n'a pas joué comme on voulait. Pourtant on bouge bien sur la carte, mieux que la plupart des équipes, on fait des bons choix, on arrive à prendre l'avantage, on débloque la deuxième ligne de tours... On a encore des choses à apprendre, on ne se déplace peut-être pas assez vite, mais par rapport à l'an dernier c'est beaucoup mieux. On ne perd pas à cause de notre macro. Et puis vous avez montré un beau visage contre Misfits samedi.
Clairement, on a réussi à prendre l'avantage et capitaliser dessus. C'est comme ça qu'on joue à l'entraînement : beaucoup mieux, on maîtrise du début à la fin. Même quand on est dominés on arrive à revenir. lire aussi Esport - League of Legends - Vetheo : « Je n'ai peur de personne »

Il y a plus de stress en match officiel pour pouvoir appliquer ce que vous faites à l'entraînement ?
En scrims, c'est forcément plus facile. Les gens se battent plus, la macro entre moins en jeu... Personnellement je n'étais pas stressé. On manque un peu d'expérience mais je pense qu'on est simplement moins concentrés contre les équipes qu'on doit battre, alors on enchaîne les erreurs. Contre Misfits, on était focus à 100 %, ça a payé. Mais je ne m'inquiète pas, je sais que notre vrai niveau est plus élevé. C'est juste dommage de commencer comme ça.

Vous êtes optimiste pour la suite ? Individuellement, vous avez réalisé une bonne première semaine également.
Je me sens bien oui. Je suis plutôt content de mon niveau même si je peux en faire plus. L'ambiance est bonne dans l'équipe, il faut nous laisser du temps. Si on continue de progresser je suis optimiste. C'est dur de commencer par un seul succès quand on aurait pu en avoir trois mais on doit se projeter sur la suite. Je suis confiant, ambitieux. Avec ce qu'on montre à l'entraînement je pense qu'on peut atteindre les play-offs, voire terminer parmi les 3-4 meilleures équipes. Bon, peut-être lors du segment d'été, mais on peut. On doit régler nos petits problèmes. Si on l'avait fait avant ce week-end, on aurait trois victoires. Malgré une année 2020 difficile, Vitality a conservé quatre joueurs cette saison, dont vous. C'est un plus ?
On se connaît déjà, on s'entend bien, je sais comment ils fonctionnent, comment on se comporte ensemble... On doit retravailler nos synergies mais oui, ça nous fait gagner du temps. » Quel leader chez Vitality ? Avec le départ du « vétéran » Lucas « Cabochard » Simon-Meslet lors du dernier mercato, Vitality compte sur cinq joueurs avec une année au plus haut niveau maximum et se cherche probablement encore un capitaine. Aujourd'hui, Skeanz dirige l'équipe en début de partie et le midlaner serbe Aljosa « Milica » Kovandzic prend le relais une fois la phase de lanes terminée - « même si tout le monde prend un peu la parole ». Deux joueurs qui doivent encore accumuler de l'expérience avant de mener leur formation sans crainte ?