Esport - LoL - Kaiser : « DAMWON devrait se méfier » aux Worlds de League of Legends

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Qualifiés de justesse pour les quarts de finale des Mondiaux de League of Legends, les MAD Lions sont les derniers représentants européens en lice. Leur support allemand, Norman « Kaiser » Kaiser, s'est livré, à chaud, sur cette journée folle et la future confrontation face au favori DAMWON.

« Vous vous êtes qualifiés après deux tie-breaks, une première dans l'histoire des Mondiaux. Comment vous sentez-vous après ces parties sous haute pression ?
Norman "Kaiser" Kaiser :
Je me sens super bien, notre force a justement été de ne pas se laisser envahir par la pression. Après notre première défaite, nous avons réalisé que si nous en perdions une autre, c'était définitivement fini. Chaque partie était vitale mais nous n'avons pas perdu nos moyens. Nous sommes restés nous-mêmes à faire beaucoup de blagues entre nous et surtout, nous avons gardé confiance.

Vous n'avez jamais douté pendant cette longue journée ?
Si, bien sûr, mais nous n'avons jamais paniqué. Après le premier match, les gens nous voyaient déjà éliminés mais nous n'y avons pas vraiment prêté attention. Nous sommes l'une des équipes les plus résilientes et, même si c'est dur parfois, nous avons vraiment fait un bon travail sur l'aspect mental aujourd'hui. Nous nous sommes détendus assez facilement entre les parties, ce que les autres équipes n'ont pas forcément réussi à faire.

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Racontez-nous le moment où les joueurs de LNG (Chine) étaient dans votre base lors du premier tie-break. Beaucoup ont cru que c'était une fin de partie, synonyme de défaite pour vous...
Je ne suis plus vraiment sûr de ce qu'il s'est passé exactement mais j'ai failli faire une crise cardiaque (rires). Au premier assaut, j'ai sauté dans la mêlée et nous avons réussi à leur faire beaucoup de dégâts. Ça s'est joué à rien, ça aurait pu basculer d'un côté comme de l'autre mais ils ne pouvaient plus finir la partie. Alors, j'ai su que nous allions gagner puisqu'on pouvait se téléporter (un sort du jeu) pour détruire leur base, laissée sans défense. Entre-temps, Carzzy (son botlaner, Matyas Orsag) a tué deux ennemis et c'était la délivrance. C'était fini.

Vous avez été bien meilleurs aujourd'hui que lors de la première semaine. Ce sont les quatre jours de repos et l'entraînement qui ont permis ce revirement ?
Pour être tout à fait honnête, nous ne nous sommes pas beaucoup entraînés (rires). Nous avons concentré nos efforts sur notre bien-être mental en jouant à d'autres jeux. Bien sûr, nous avons regardé les parties des autres équipes, leurs stratégies, mais le but était de retrouver la confiance que nous n'avions pas eue en première semaine. Nous avons perdu beaucoup de parties à cause d'erreurs de positionnement, voire de trolling (voir lexique). Aujourd'hui, la première partie était dans cette dynamique mais nous nous sommes repris en jouant juste et en draftant mieux.

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Vous avez joué deux fois Rakan, un champion agressif sur lequel vous excellez. Vous teniez à rendre honneur à ce style qu'on vous connaissait en Europe ?
C'était une volonté de l'équipe, nous ne voulions avoir aucun regret et jouer notre jeu. Nous avons joué beaucoup de champions avec lesquels nous sommes très à l'aise individuellement et ça a bien fonctionné, notamment avec mon Rakan. Nous avions beaucoup discuté de nos drafts, de ce que nous devions en faire lors des parties et ça a résolu pas mal de nos problèmes.

Vous êtes un joueur très apprécié des observateurs, qui a beaucoup progressé. Avez-vous encore une grosse marge de progression et, si oui, dans quels domaines ?
Je ne serai jamais parfait dans quoi que ce soit donc je peux m'améliorer dans littéralement chaque compartiment du jeu. Je pense que je devrais être plus vocal, communiquer davantage avec mes coéquipiers sur ce que j'attends d'eux et inversement. Quand j'aurai résolu ce problème, je serai un très bon joueur. Je dois aussi m'améliorer sur la macro, je suis un peu perdu parfois. Ce sont les deux choses sur lesquelles je veux progresser en priorité.

Vous devrez vous améliorer très vite puisque vous affronterez en quarts DAMWON (Corée du Sud), champion en titre et grand favori. Vous qui les avez bien accrochés en demi-finales du MSI (le tournoi international de mi-saison), vous croyez en vos chances ?
Avant tout, ça va être une rencontre amusante. Damwon a l'air beaucoup plus fort qu'au MSI. Ils ont corrigé leurs erreurs et connaissent très bien la meta. Ils ont de très bons joueurs et c'est un peu malchanceux de tomber sur eux mais nous les avons déjà battus, même quand ils sont en forme.

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Le format changera aussi, puisque la victoire se décidera au meilleur des cinq matchs. MAD est performant sur cette formule, c'est un gros avantage ?
Nous l'avons montré plein de fois, nous ne sommes pas les meilleurs sur des matchs secs mais les séries au meilleur des cinq matchs sont plus adaptées à notre jeu. Nous aussi, nous maîtrisons la meta mais surtout, nous sommes très forts mentalement, nous jouerons toutes les parties à 100 %. C'est ça notre force, ce que les autres équipes n'arrivent pas à faire. Voilà pourquoi nous sommes si forts sur ce format et pourquoi Damwon devrait se méfier ».

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