Esport - Le PSG fait son bilan de cinq ans de présence dans l'esport

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Présent dans l'esport depuis fin 2016, le Paris Saint-Germain a dressé un état des lieux très satisfaisant de son engagement. Et voit déjà plus loin. Où en est la section esports du Paris Saint-Germain, cinq ans après son lancement ? Et où va-t-elle ? Telles sont les questions auxquelles Fabien Allègre et Nadia Benmokhtar, respectivement directeur et responsable du développement de la marque du Paris Saint-Germain, ont tenté de répondre ce mardi matin, à l'occasion de l'anniversaire d'une division créée fin 2016. lire aussi Le PSG Esports dévoile ses plans Depuis, celle-ci a beaucoup évolué. D'abord présent en Europe (sur FIFA, League of Legends ou Rocket League), le PSG a revu sa stratégie pour cibler des territoires où le football est moins puissant, en Asie notamment et en Chine tout particulièrement, où le club parisien s'est associé à LGD (une organisation chinoise) dès 2018, sur Dota 2. Un jeu aux millions d'adeptes, sur lequel « PSG.LGD » a raflé quelques titres et atteint à deux reprises la finale de The International, l'équivalent des Mondiaux. La dernière apparition de ses joueurs, veste « Jordan x Paris Saint-Germain » sur le dos, en octobre à Bucarest, avait d'ailleurs provoqué une rupture de stocks du vêtement en question. Ce modèle de partenariat a été reproduit dans une moindre ampleur sur League of Legends avec les Hongkongais de Talon (deux qualifications aux Mondiaux tout de même), et le Paris Saint-Germain compte également deux formations asiatiques sur des jeux mobile. Une stratégie assez unique quand d'autres clubs de sport (Schalke 04 jusqu'à cette année, le FC Barcelone...) privilégient encore très largement leur marché domestique, qui leur permet d'exposer la marque à de nouvelles audiences - « tout en étant à l'équilibre », ajoute Fabien Allègre, interrogé sur le business model du club dans l'esport. Tourné vers les Amériques ? Satisfait de ses engagements, le PSG veut poursuivre sa marche en avant sur le sujet et tourne aujourd'hui son regard vers les Amériques. Avant la pandémie, des discussions avaient été entamées avec 100 Thieves, une structure très populaire aux États-Unis. Le Brésil, terre de sport électronique, est une autre option intéressante. Quitte à s'engager sur des jeux de tir ou de guerre comme Valorant, Call of Duty ou Counter-Strike, souvent délaissés par les entités issues du sport traditionnel pour leur caractère violent. « La porte n'est pas fermée », assure Fabien Allègre. lire aussi Esport - Dota 2 : le PSG s'incline en finale de The International En France et en Europe, le Paris Saint-Germain a affirmé par la voix de ses deux représentants vouloir aider à casser les clichés et offrir plus de reconnaissance à la discipline. Une académie dont la vocation est d'aider à former de jeunes joueurs en les éduquant aux bonnes pratiques a vu le jour et veut diversifier son offre, de FIFA (le club a deux joueurs professionnels tricolores et un Youtuber, Arsène « AF5 » Froon, sous contrat) à League of Legends. « Nous sommes des experts en performance dans le sport et la logique se duplique dans l'esport, affirme Fabien Allègre. Échauffement, récupération, alimentation, gestion du stress... Le regard des parents change complètement ». 2 Comme le nombre de finales de The International - l'équivalent des Mondiaux sur Dota 2 - perdues par le PSG depuis son arrivée sur le jeu avec LGD. Renforcer l'inclusivité dans un domaine encore très masculin, accueillir un jour des événements d'ampleur au Parc des Princes ou ailleurs... Le Paris Saint-Germain ne se pose pas de limites. Cinq ans après son arrivée dans l'esport et malgré quelques balbutiements, il a trouvé sa voie.

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