Esport - R6S - Esport - Rainbow 6 - Elemzje (BDS) : « C'est le Six, il ne faut sous estimer personne »

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Le Six Invitational, le Championnat du monde de Rainbow 6 : Siege, démarre ce mardi à Paris. Sans public mais à domicile, la formation française du club suisse BDS, menée par Bryan « Elemzje » Tebessi, visera le titre.

Initialement prévu en février et reporté du fait de la pandémie de Covid-19, le Six Invitational, soit le championnat du monde de Rainbow 6 : Siege (11-23 mai), commence enfin ce mardi. Une compétition disputée en physique - une première depuis de très longs mois, mais sans public - à Paris. Une aubaine pour l'ambitieux quintet français du club suisse BDS, l'une des meilleures équipes du monde depuis un peu plus d'un an, et son leader Bryan « Elemzje » Tebessi avides de pouvoir prouver leur valeur à domicile.

« Un peu plus d'un an après votre quatrième place lors du dernier Six Invitational, comment abordez-vous cette compétition ? Vous n'appréhendez pas le retour en physique, après des mois de tournois en ligne ?
Bryan « Elemzje » Tebessi : Il y a forcément un peu de pression, mais je pense qu'elle est positive. Le contexte a rendu les tournois internationaux rares ces derniers mois alors nous sommes tous excités à l'idée de jouer, de nous mesurer aux autres régions, aux autres équipes. Rien que nous retrouver, être ensemble, c'est motivant. On a à coeur de montrer qu'en Europe et surtout en France nous avons d'excellents joueurs de Rainbow 6.

Cela faisait longtemps que vous ne vous étiez pas retrouvés tous ensemble ?
On a fait un bootcamp (stage de préparation) en Suisse fin janvier, avant ce qui devait être la date du Six Invitational. On avait bien bossé mais on a préféré travailler à distance ensuite pour éviter de prendre des risques en fréquentant trop les aéroports, les gares, afin de minimiser les risques de contracter le virus. C'est comme ça, aujourd'hui on se retrouve et nous sommes prêts. L'année dernière, nous étions satisfaits de cette quatrième place mais nous avions terminé le tournoi avec le sentiment que l'on pouvait faire mieux. On a faim de prouver qu'on peut aller plus loin.

Comment se sont déroulés les derniers jours d'entraînement ?
On joue bien en scrims (matches d'entraînement), on travaille bien à côté, on prépare de nouvelles stratégies... Nous partons confiants mais c'est le Six, il ne faut sous estimer personne. Je pense simplement qu'en jouant notre meilleur jeu, on a de grandes chances d'aller au bout.

Vous n'avez pas été freinés par les quelques jours de quarantaine imposés ?
On a pu s'entraîner tant bien que mal dans nos chambres, sans faire trop long à chaque fois pour éviter de se faire mal dans des postures qui ne sont pas idéales. Aujourd'hui (lundi) c'était notre premier jour ensemble, tout s'est bien passé. On était contents de se retrouver, de pouvoir jouer dans la même pièce.

Il y a des équipes qui vous inquiètent plus que d'autres ?
Non. Comme l'a dit Shaiiko (Stéphane Lebleu, joueur de BDS lui aussi et considéré comme l'un des meilleurs du monde), si tu as peur, c'est que tu as déjà perdu. On va jouer notre jeu à fond, peu importe l'équipe en face.

Vous êtes une équipe constante, mais depuis votre succès en Major (en août dernier) vous avez souvent dû vous contenter de la deuxième place. Vous faites un petit blocage en finale ?
Je ne pense pas. En novembre, Empire a trop bien joué, on n'était pas dedans. Contre G2 en Ligue Européenne ça se joue à un orteil et nous nous sommes relâchés... Ce sont des petits détails qui nous ont bloqués, pas un blocage mental. On a appris !

Le style de jeu actuel est plus agressif que l'an dernier, ça peut jouer en votre faveur ?
C'est vrai que l'an dernier la meta était plus orientée autour de positions fixes, derrière des boucliers. Il fallait jouer de manière patiente, statique. Aujourd'hui elle est plus dynamique, tournée vers l'affrontement et ça tombe bien, nous sommes très bons pour ça. Surtout avec l'un des joueurs les plus précis du monde (Shaiiko). Ça nous correspond, on aime bien se battre (rire). Mais nous sommes également très polyvalents, versatiles. On sait s'adapter. Et puis on représente la France, à domicile, ça va nous booster. On veut montrer qu'on est chez nous. »