Esport - Rocket League - Extra : « Pas un joueur n'a pas les Mondiaux dans un coin de sa tête »

Alex « Extra » Paoli (assis, au milieu), capitaine des Français de BDS. (Rocket League Esports)

Londres accueille de mercredi à dimanche le troisième et dernier Major de Rocket League de la saison. Vainqueur du premier, meilleure équipe européenne au printemps, la formation française de BDS se présente avec des ambitions et les Mondiaux en tête, un peu plus d'un mois avant la compétition. Capitaine, Alex « Extra » Paoli évoque la forme de son équipe et ses dernières semaines mouvementées.

« Dans quel état d'esprit êtes-vous avant d'entamer le Major ? Vous avez largement dominé le circuit européen au printemps, mais restez sur une défaite en finale du dernier tournoi régional en ligne, contre Moist...
C'est vrai mais je ne pense pas que cette défaite nous ait affectés. Nous avons montré de quoi nous étions capables tout au long du tournoi avant de manquer un peu de jus, principalement à cause du loser bracket. Aujourd'hui nous nous sentons prêts, nous avons juste hâte que ça commence. On en a un peu marre de l'entraînement, nous voulons montrer de quoi nous sommes capables et surtout prendre notre revanche du précédent Major, à Los Angeles. Il n'avait pas été concluant pour nous. Et puis on a l'occasion de jouer devant un public européen (les 2 et 3 juillet, à partir du troisième tour de l'arbre à double élimination du Major). On attend ça, on veut le revivre.

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Vous avez l'occasion de vous entraîner contre les équipes américaines à Londres. Ça se passe bien ? Ou essayez-vous de masquer vos stratégies ?
Nous avons joué contre la plupart des équipes et les meilleures d'Amérique du Nord oui. C'est intéressant. On ne dévoile pas toutes nos stratégies mais ça dépend vraiment de ce que montrent les équipes en face. Globalement on joue quand même assez sérieusement.

Depuis Los Angeles, vous avez effectué un changement dans l'effectif, votre staff a aussi bougé. Pouvez-vous résumer ces deux derniers mois, le fait de jouer à trois Français désormais ? Vos résultats laissent penser que ça se passe bien...
La décision d'intégrer Seikoo (Enzo Grondein) dans l'effectif nous a aussi amenés à prendre Mew (Théo Ponzoni) comme coach pour avoir un groupe 100 % français. Il nous a beaucoup aidés à tout mettre en place, mentalement et dans le jeu. Avant le premier tournoi régional en ligne du printemps, nous avons eu deux grosses semaines de travail ensemble pour apprendre à se connaître. Ça a très bien fonctionné, Seikoo a vite compris comment nous fonctionnions. Nous avons rapidement pu analyser le jeu des autres équipes, leurs stratégies, pour en tirer le meilleur. Ça a payé. Et Mew nous a énormément apporté sur le plan psychologique.

C'est-à-dire ?
Il arrive très bien à gérer nos émotions. Il capte tout de suite comment les gens réagissent en fonction des situations. Il nous aide à trouver les bonnes réponses. Il sait comment nous accompagner, ce dont un joueur de haut niveau a besoin. Il apporte beaucoup. Je ne peux pas rentrer dans les détails, mais mentalement, stratégiquement ou dans l'analyse des adversaires, c'est quelqu'un de précieux.

Ces changements vous ont donc permis de vous relancer après votre hiver moyen.
Ça nous a apporté du renouveau et on en avait besoin. C'est mieux pour tout le monde. Nous avons pu nous adapter à la meta du jeu, au style des meilleures équipes cet hiver... Moist a changé beaucoup de choses en Europe. Seikoo était le meilleur choix possible pour nous relancer.

Cette meta, elle laisse beaucoup plus de place aux performances individuelles et un peu moins au jeu collectif ?
C'est lié, mais ce n'est pas uniquement ça. C'est une question d'individualités oui, mais qui arrivent à jouer en équipe, si jamais ça fait sens... Si je prends l'exemple de Moist, ce sont trois joueurs extrêmement talentueux pris un par un, qui évoluent également très facilement ensemble. C'est un peu contradictoire mais ils basent leur jeu sur leurs performances individuelles, tout en s'entendant très bien collectivement. C'est une force et nous avons plus ou moins repris ce modèle. Avoir les gens sur la même longueur d'onde pour avancer c'est important.

À Los Angeles les équipes américaines avaient globalement dominé le tournoi, même si l'équipe de Moist (alors chez Team Queso, avant de changer de club) avait atteint la finale. Pensez-vous que les choses vont changer à Londres ?
Je pense que les Américains sont toujours très forts, mais que l'Europe a progressé. Moist a inspiré beaucoup de monde, ils ont montré comment aller en finale et ça a poussé beaucoup d'équipes, dont nous, à changer leur façon de voir le jeu.

« Je ne vois pas un joueur qui n'a pas les Mondiaux dans un coin de sa tête. Nous savons que ce Major est aussi une préparation. Certains prennent sans doute ce tournoi comme un apprentissage, un dernier rendez-vous avant le grand départ »

Quels seront vos principaux adversaires cette semaine ?
Je mettrais G2 et FaZe du côté des Américains. Je n'ai pas encore vu les autres faire leurs preuves aux États-Unis. Pour les Européens, Moist évidemment, mais j'ajouterai la Karmine Corp qui est, je pense, une très bonne équipe. Team Liquid peut faire quelque chose également.

Vous êtes ambitieux ?
Évidemment, mais c'est le cas de tout le monde. Maintenant, peut-être que certains ont plus à prouver que d'autres, voudront montrer qu'ils peuvent faire quelque chose. De notre côté, je ne dirais pas que nous sommes confiants mais nous connaissons nos forces et savons ce dont nous sommes capables si nous avons envie. Le travail effectué ces derniers mois et nos résultats nous offrent de l'assurance.

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Dernière chose, c'est l'ultime opportunité de vous mesurer aux équipes extra-européennes avant les Mondiaux (4-14 août, à Dallas). Vous y pensez déjà, ou le Major est déjà un gros objectif en soi ?
On y pense forcément. Mais c'est le cas de tout le monde ici, au moins les équipes déjà qualifiées. Je ne vois pas un joueur < href="https://liquipedia.net/rocketleague/Rocket_League_Championship_Series/2021-22" target="_blank">qui n'a pas les Mondiaux dans un coin de sa tête. Nous savons que ce Major est aussi une préparation. Certains prennent sans doute ce tournoi comme ça d'ailleurs, un apprentissage, un dernier rendez-vous avant le grand départ. »

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