Esport - Rocket League - Kaydop : « Radosin était le meilleur choix »

·5 min de lecture

La Team Vitality tourne une nouvelle page de son histoire sur Rocket League. Exit Victor « Fairy Peak » Locquet, place à Andrea « Radosin » Radovanovi. Le jeune espoir français s'est livré, aux côtés de son capitaine, Alexandre « Kaydop » Courant, à L'Équipe dans une interview croisée.

Après un peu plus de trois années de collaboration sur Rocket League, Victor « Fairy Peak » Locquet, champion du monde en 2019 avec Vitality, a été mis sur le banc. Il vient d'être remplacé par Andrea « Radosin » Radovanovi, un joueur franco-serbe de 18 ans qui évoluait la saison dernière chez Williams Resolve. L'Équipe a réuni Radosin et Alexandre « Kaydop » Courant, le capitaine de la formation tricolore, à l'occasion d'une interview croisée.

« Comment avez-vous procédé pour choisir votre nouveau coéquipier ?
Alexandre « Kaydop » Courant : On avait le choix entre plusieurs joueurs français et on a estimé que Radosin était le meilleur d'entre eux pour notre équipe. Il a de l'expérience, il joue bien, il a progressé cette année et il a une bonne mentalité. Je pense que notre groupe va pouvoir bien travailler ensemble et surtout gagner des matches.

Écarter Fairy Peak était une décision difficile mais je pense que ça a fait du bien à toute l'équipe, pareil pour l'entraîneur avec le départ de Mout (Alexandre Moutarde, l'ancien coach) et l'arrivée de Ferra (Victor Francal). C'est un renouveau.

Vous vous entraînez tous ensemble depuis une semaine, comment se comporte ce nouveau collectif ?
Kaydop : À l'entraînement ça se passe bien, on progresse rapidement, on gagne nos scrims - les entraînements - même si ça ne veut rien dire donc il faut continuer à bosser.

Andrea « Radosin » Radovanovi : Mon intégration dans l'équipe s'est bien passée, je trouve aussi qu'on joue bien, même très bien. C'est sympa. Le fait que Vitality soit une organisation française m'aide un peu plus sur le plan de la communication.

lire aussi
Esport : mais pourquoi la France est-elle si forte sur Rocket League ?

Est-ce que vous êtes déjà prêts pour la compétition ?
Kaydop : Sur Rocket League on s'adapte vite. En soi, ce n'est pas un changement radical non plus, après, plus il y a d'entraînement mieux c'est. Encore une semaine et je pense qu'on saura bien jouer ensemble et aborder les RLCS avec sérénité.

Ferra vous a rejoint en tant que coach, c'est sa première expérience d'entraîneur, qu'est-ce qui change avec lui par rapport à vos anciens coachs ?
Kaydop : C'est quelqu'un qui sait bien nous parler, il a une bonne vision de jeu notamment grâce à son passé de joueur pro, ce qui est assez rare en France. Il peut nous apporter pas mal de conseils, comme dans la technique du jeu ou corriger certaines erreurs qu'on ferait. C'est quelqu'un de direct et qui nous fait travailler nos points faibles.

lire aussi
Esport - Rocket League : le Major pour G2

Est-ce que les rôles définis quand il y avait Fairy Peak vont changer ou est-ce que Radosin va prendre les mêmes fonctions ?
Radosin : Aucune idée, je n'étais pas avec eux quand ils jouaient ensemble. Mais je pense que j'aurai une responsabilité "mécanique" si l'on peut dire.

Kaydop : Tu es plus mécanique que Fairy Peak ?

Radosin : Oh oui (rires).

À trois semaines du premier événement du Spring Split, pensez-vous légitimement jouer le titre ou êtes-vous un peu plus sur la réserve ?
Kaydop : L'objectif est déjà de participer à la phase finale de ce premier tournoi régional, d'accrocher le top 8. Si on peut engendrer un maximum de points pour se qualifier au Major, ce serait excellent. Je pense qu'on peut arriver en demi-finale ou même en finale mais ce sera difficile de tout gagner. Être régulier et avoir de bons résultats, ce serait déjà une bonne base. Après, on n'a pas trop le choix que d'être performant très rapidement. Il reste trois tournois régionaux cette saison avant le Major et les Worlds. Début mai, on doit déjà être à fond.

Radosin : Ce serait mes premiers Worlds, même mon premier Major. J'ai vraiment envie d'y être, mais pour ça, il faut que Kaydop me qualifie aux Worlds quoi (rires).

Comment jugez-vous la scène européenne des RLCS ? Est-ce qu'elle a gagné en niveau récemment selon vous ?
Kaydop : Le niveau s'est toujours un peu amélioré au fur et à mesure mais beaucoup d'équipes font encore des erreurs bêtes. Il y a de la place pour performer, on peut encore être les meilleurs.

Radosin : Il n'y a pas d'équipe qui semble imbattable. BDS, je les trouve ultra-forts mais pour le reste des formations, pas spécialement.

Le stress est un facteur important de la vie d'un esportif. Comment le gérez-vous avec, d'un côté, des performances difficiles ces derniers temps et, de l'autre, l'arrivée dans un grand club ?
Kaydop : Malheureusement, on ne peut pas y faire grand-chose. Si tu joues ta première compétition, tu seras forcément stressé, après il faut savoir gérer ça. Ensuite, une fois que tu es dans ton match, c'est un peu comme si tu étais à la maison, tu es concentré.

Radosin : À la maison, je stresse un peu. Par contre, en bootcamp, quand mes coéquipiers sont à mes côtés, je me sens plus à l'aise. Dans ma carrière, j'ai déjà fait deux compétitions devant du public mais c'était des événements communautaires, pas des tournois professionnels.

Radosin, si vous deviez résumer votre style de jeu pour les lecteurs de L'Équipe, comment l'expliqueriez-vous ?
Radosin : Je suis souvent défensif et j'essaye de mettre mes coéquipiers dans les meilleures dispositions possibles. Je ne suis pas un joueur qui va passer beaucoup d'actions seul contre trois adversaires.

Kaydop : Il joue pour l'équipe, c'est la recrue parfaite (rires). »

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles