Esport - Valorant : la ligue française prête à repartir

Vainqueur des derniers tournois majeurs en France fin 2022, Mandatory est favori du championnat. (PakuPaku Ru/Lyon E-sport)

Sans la Karmine Corp ni le champion de France en titre Vitality, mais toujours avec Mandatory et plusieurs petits nouveaux, la ligue française de Valorant reprend ses droits samedi.

Le circuit Valorant fait sa mue cette année : au plus haut niveau, des ligues « semi-fermées » vont voir le jour dans les prochaines semaines et si leurs modes de fonctionnement ou les équipes qui les composeront sont déjà connus, leur création implique des modifications à l'échelon inférieur. Populaire l'an dernier grâce aux présences de la Karmine Corp, Mandatory ou Vitality, la ligue française, dont la saison 2023 démarre samedi (18h), a connu plusieurs changements majeurs.

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Vitality et la Karmine Corp montent d'un étageSélectionnés pour participer à la ligue EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) du Valorant Champions Tour (le VCT), la ligue d'élite régionale du circuit professionnel, Vitality et la Karmine Corp ne poursuivront pas l'aventure en France. Les deux clubs tricolores joueront pour conquérir le titre mondial, le règlement leur bloque donc - logiquement - l'accès au Championnat national. Elles ne peuvent pas engager d'équipes réserves non plus. Une perte importante pour la ligue : son plus important pourvoyeur d'audience et son champion en titre manqueront à l'appel.

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Mandatory en pilierVainqueur de la Lyon esports et de la coupe de France en fin de saison dernière, Mandatory sera à la fois la principale attraction et le favori de la ligue tricolore. Créé l'an dernier par Adrien « ZeratoR » Nougaret, l'un des streamers français les plus suivis sur Twitch, le club s'est rapidement doté d'un gros socle de supporters qui répond présent lorsque sa formation joue. Après un premier segment difficile en 2022, quelques ajustements lui ont permis de batailler dans le haut du tableau et pour les trophées. Non retenu en VCT, Mandatory va prendre le temps de grandir. Et veut attaquer la nouvelle année par un premier titre de champion de France...

Plusieurs petits nouveauxMandatory ne portera pas seul sur ses épaules la responsabilité de la réussite populaire de ce Vhampionnat de France. Débarqué dans l'esport l'an passé sur League of Legends, Joblife, le club du groupe de streamers « JL », arrive sur Valorant et son audience importante avec lui. Il y sera ambitieux : bien connu des suiveurs de l'esport français, Terence « SoOn » Tarlier, ancien professionnel sur Overwatch, jeu sur lequel il faisait un temps partie des meilleurs joueurs du monde, fait partie de l'effectif.

Un autre « ancien » réputé intègre la ligue : Wailers « Wailers » Locart. Passé, lui, par Call of Duty, il disputera cette ligue française sous les couleurs de SBG. Une nouvelle structure autour de laquelle plusieurs rumeurs vont bon train et qui devrait se dévoiler un peu plus au fil des mois...

Objectif ascension ?Au-delà du titre national, les ligues « Challengers », dont fait partie le Championnat de France, sont une première étape vers les « tournois d'ascension ». Organisés l'été prochain, ils permettront aux meilleures équipes de ce circuit secondaire de rejoindre la Karmine Corp ou Vitality, entre autres, à l'échelon supérieur. Un long chemin attend toutefois les clubs tricolores qui ambitionnent d'accéder à ces ligues internationales, l'élite de Valorant. Et tout part d'un succès à domicile.