Essai - Ferrari 296 GTS (2023) : 830 chevaux hybrides aux 4 vents...

Essai - Ferrari 296 GTS (2023) : 830 chevaux hybrides aux 4 vents...

Pourquoi est-on sur Terre ? A mon sens, c’est le philosophe Herbert Léonard qui répond le mieux à cette question existentielle : pour le plaisir. Oui, on se tue à le dire, la vie est courte, alors il faut en profiter maintenant, et pas demain ni à la retraite.

Ça coule de source au volant de la 296 GTS, surtout quand on vous la prête. Le genre d’auto qui garantit le beau fixe, quelle que soit la météo. Un rayon de soleil vous propulse aux commandes d’un cabriolet/fusée à la puissance d’une supercar.

Un ciel noir et des cordes vous plongent, en 14’’, dans une berlinette de grand tourisme, confortable et agile. La monture parfaite. Mais c’est surtout sur le plan des sensations de conduite que Ferrari se détache du lot. Pile au moment où votre doigt se pose sur la touche tactile du mode Performance, lorsque le V6 biturbo se réveille en sursaut.

Il y a d’abord cette onde qui parcourt la carlingue et donne l’impression qu’une main géante vous pousse dans le dos. Sans à-coups, comme si le 3 litres était resté tapi dans l’ombre, déjà en joue. Dès lors, la 296 GTS se tord de bonheur et vous avec, sans temps de réponse au démarrage ni latence à mi-régime.

Le V6 brouille les pistes. Non seulement il fait penser à un moteur atmosphérique, mais en plus sa sonorité cristalline rappelle les intonations d’un 12 cylindres. Tout en ponctuant les levers de pied de sifflements de wastegate qui évoquent la F40. Balèze.

Mais c’est surtout par l’absence d’inertie que le 3 litres met tout le monde d’accord. Une brève pression sur l’accélérateur et la 296 GTS est projetée en avant immédiatement. C’est le double effet...Lire la suite sur Sport Auto