Essai - Jaguar Type C : une "gamine" de 70 ans qui pique les yeux...

Essai - Jaguar Type C : une "gamine" de 70 ans qui pique les yeux...

En décollant de Birmingham, nous survolons la piste d’essais privée de Jaguar, dans la banlieue de Coventry. Les deux longues lignes droites complétées de grandes courbes, relevées ou non, s’effacent derrière les nuages, signifiant cruellement que tout cela appartient au passé.

Il y a seulement quelques heures, nous étions sur l’aire plane de la piste anglaise où la Type C, posée sur ses Dunlop Racing S, drapée de sa robe verte emblématique, faisait naître dans les esprits une foule de superlatifs.

Avant même de prendre son volant – au passage, une sacrée preuve de confiance de la part de Jaguar Classic –, la Type C dégage une aura formidable, liée certes à son histoire (victoire aux 24 Heures du Mans dès 1951, doublé en 1953), mais surtout à la qualité de sa réalisation.

De la peinture, éblouissante d’élégance, au soin apporté à absolument toutes les pièces en passant par le cuir des petits baquets (d’un vert pâle idéal), le galbe fluide de la carrosserie en aluminium façonné à la main ou encore l’accastillage « neuf » d’époque, la Type C frise la perfection.

Et si vous ôtez les deux petites pattes de cuir rivetées sur le capot avant, vous accédez au 6 cylindres en ligne 3.4 à double arbre à cames en tête (neuf mois de travail pour chaque bloc fonte et sa culasse en aluminium !), afin de constater alors avec quel sérieux la C a été considérée.

Tout est beau sur cette auto ! A l’image des Type D et Type E Lightweight, les deux autres pistardes intègres mais modernes qui, avec la XKSS, jouent la « continuation ». Du grand art ! Pour cet essai, la petite dernière est accompagnée d’une Type D de 1956, d’une Type E Lightweight de 1963 et d’un coupé Type E Rebuilt 4.2 flambant neuf. On a connu pire...Lire la suite sur Sport Auto