Essai - Land Rover Defender 90 V8 : une bonne pioche de 525 ch !

Essai - Land Rover Defender 90 V8 : une bonne pioche de 525 ch !

C'est un fait, le Defender V8 est à la précision de conduite ce que l’Husqvarna est à la découpe au laser. Il faut dire qu’une enclume sur un perchoir avec un âne mort posé sur une direction ultra-démultipliée, ça n’aide pas. Certains diront aussi qu’il y a plus fin en matière de style, chez Liebherr notamment.

Lourd à quel point ? 2 471 kilos mesurés sur notre balance. Ce qui ferait dire aux plus perspicaces que le Defender V8 n’aurait rien à faire dans Sport Auto. Qu’ils se détrompent. A l’heure de la multiplication des Porsche Taycan et Mercedes-AMG EQS, la conduite du Defender déterre des sensations qu’on croyait enfouies à tout jamais.

Ça mérite de se pencher sur son cas. En tentant de répondre à la question : à quoi bon mettre un V8 à compresseur dans un char d’assaut qui se couche sur ses portes dans les virages, si ce n’est pour mettre enfin d’accord les puristes des sportives et les anti-voitures ? Soit.

Il faut remettre les choses en perspective et surtout s’interroger sur les raisons qui motivent son achat. Si c’est pour sortir des sentiers battus, c’est (de) la bonne pioche. Si c’est pour ne pas tomber dans le panneau des Cayenne hybrides qui vous font miroiter un 3,2 l/100 km, alors que vous en ferez quatre fois plus au minimum, ça se défend aussi.

Comme donner de l’allonge et du couple à revendre, pour mieux survoler la route. Après tout, ce n’est pas plus idiot que de rabaisser un SUV et le rendre dur comme du bois pour boucler un tour du Nürburgring où il ne posera jamais les roues.