Estelle Nze Minko : « Savourer toutes les émotions accumulées » avec l'équipe de France

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Capitaine cette semaine, l'arrière des Bleues a apprécié la réaction de son équipe, samedi face à l'Ukraine (27-18), et espère pouvoir profiter de cet été pour digérer les derniers mois vécus.

« Une défaite en République tchèque mercredi (31-30), une victoire face à l'Ukraine (27-18) samedi : quel bilan tirez-vous de cette semaine internationale ?
On a fait une bonne semaine de travail, on a bien bossé, avec de la qualité aux entraînements, donc je suis frustrée de ne pas avoir réussi à montrer cela collectivement mercredi. C'est le sport, on ne va pas toujours tout remettre en question. Ce n'est pas fatal pour nous car il n'y a pas de répercussion directe, mais ce n'est jamais facile quand tu bosses et que tu es motivée de perdre un match. Le plus important, c'est d'en tirer des enseignements. On fait une entame difficile aujourd'hui (samedi) mais a contrario de mercredi, on réussit à dérouler en deuxième période, donc c'était beaucoup mieux.

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« On sait très bien que le succès se construit tous les jours et dans des matches comme ça »

C'était votre première fois comme capitaine, qu'est-ce que cela représente ?
C'est génial, un honneur, une fierté énorme. Et c'est un rôle que j'aime bien. J'ai eu des capitaines qui m'ont vraiment marquée, du coup je l'ai pris hyper à coeur cette semaine. J'ai joué le jeu à fond, il y a quand même eu des moments importants, on a été à la mairie du Havre avec l'Ukraine, il fallait être à la hauteur pour bien représenter l'équipe de France. De l'extérieur, ça peut paraître une semaine lambda car il n'y a rien à gagner directement, mais en réalité ce sont des challenges hyper importants pour nous. On sait très bien que le succès se construit tous les jours, les performances dans les matches comme ça montrent le vrai visage d'une équipe, son humilité, son ambition. Donc quand on perd en République tchèque, bien sûr qu'on n'est pas abattues comme si on était en danger, mais ça nous fait chier de montrer cette image, on ne dort pas, on est dégoûtées.

C'est la fin de saison en équipe de France, après 18 mois où vous avez été vice-championnes d'Europe 2020, championnes olympiques et vice-championnes du monde en 2021. Avez-vous conscience d'avoir vécu une période exceptionnelle ?
Tout ça a été extraordinaire. Mais après les Jeux, on a eu six jours de vacances, après le Mondial on en a eu cinq. On est toujours la tête dans le guidon. J'espère sincèrement, je nous le souhaite, qu'on réussira à profiter des vacances d'été pour se régénérer, savourer toutes les émotions qu'on a accumulées et qu'on n'a pas pu savourer du tout. Que cet été sera le moment pour regarder en arrière et se dire : "ah oué" (sourire). »

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« C'était un peu difficile pour nous de jouer. C'est notre boulot mais psychologiquement, c'est compliqué à cause de la situation. Je suis contente qu'on se soit battues jusqu'au bout, même si on a commis beaucoup d'erreurs et eu beaucoup d'incompréhensions. L'émotion n'était pas aussi forte qu'en Autriche (mercredi dernier), j'étais plus préparée. Les premières semaines, ça a été très dur de rester concentrées mais maintenant, on s'y habitue. Quand on est sur le terrain, on ne pense pas à la famille. Hors du terrain, il y a des hauts et des bas, l'humeur saute d'heure en heure. Nous ne savons pas de quoi l'avenir sera fait. »

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