Euro : opération commando pour Luka Doncic et la Slovénie

Luka Doncic lors de la défaite en Allemagne en qualifications du Championnat du monde 2023, le 28 août. (S. Walther/Presse sports)

Présents dans le même groupe que l'équipe de France, Luka Doncic et la Slovénie lancent la défense de leur titre européen par un choc contre la Lituanie.

Une fois la porte ouverte, une nuée de caméras s'est ruée sur le parquet pour capturer les dernières minutes de l'entraînement de la Slovénie et, surtout, de Luka Doncic, mercredi. Cinq ans après le titre européen conquis en 2017, l'effet de surprise a disparu pour de bon pour le « Mozart slovène » et sa bande. Avant de filer à la douche, la star de Dallas s'est permis une facétie : un ballon lancé haut dans les airs pendant le rassemblement de fin de séance et retombé droit sur le crâne du capitaine Goran Dragic, surnommé le « Dragon ».

lire aussi
Les stars à suivre lors de l'Eurobasket

Absent de la scène internationale depuis cinq ans, le « Dragon » avait manqué les Jeux Olympiques 2021 et l'élimination cruelle en demi-finales contre la France (89-90), un adversaire que les Slovènes retrouveront mercredi pour achever la phase de groupes. Convaincu par Doncic et ses coéquipiers, Dragic a fini par sortir de sa retraite. « Ils m'ont attiré pour que je joue à domicile contre la Croatie en juin et j'ai retrouvé une atmosphère incroyable. Après cela, j'ai décidé de rejoindre l'équipe », racontait le meneur mercredi. Le MVP de l'Euro 2017, 36 ans, est désormais un lieutenant de luxe pour son jeune coéquipier de 23 ans, véritable attraction à Cologne. Une journaliste du Dallas Morning News a même fait le déplacement transatlantique pour suivre le parcours de Doncic.

Un adversaire revanchard
Mais le premier obstacle sur la route d'un doublé slovène est de taille. Rassemblée autour de ses pivots Domantas Sabonis et Jonas Valanciunas, la Lituanie a quelque chose à se faire pardonner. L'été dernier, la Slovénie lui avait infligé l'affront d'une absence aux Jeux Olympiques en remportant la finale du tournoi de qualification à Kaunas (85-96).

« On ne peut pas comparer ces deux matches, les équipes ont beaucoup changé et les Lituaniens ont peut-être appris des choses sur nous. Ils sont parmi les candidats à une médaille », prévenait le sélectionneur slovène Aleksander Sekulic. Prochain adversaire des Lituaniens, dès samedi, l'équipe de France suivra de près ce choc déjà crucial dans la course aux huitièmes de finale.