Extrême - FISE (2/5) - 5 Français marquants du FISE (2/5) : Romuald Noirot, le chouchou devenu juge

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Le Festival international des sports extrêmes de Montpellier devait se tenir du 20 au 24 mai. En attendant la compétition digitale de cette année, le créateur du FISE Hervé André-Benoît revient sur cinq Français qui ont marqué l'histoire de l'événement. Deuxième épisode avec Romuald Noirot, spécialiste du BMX dirt et park.« Romuald Noirot, est connu aussi sous le surnom de « Bibi ». C'est comme Alex Jumelin, il représente le début du FISE et son ADN. Il était là en 1997, lors de la première édition, quand on a fait le dirt (un parcours où les riders enchaînent des énormes sauts via des bosses en terre, où ils doivent réaliser des figures). Il y a eu cette compétition magique qui a pris, le public et les riders étaient au rendez-vous. Le BMX a été, le temps d'un week-end, vraiment mis en avant. À l'époque, on avait une rampe, pour skateboard et BMX, et une démonstration de BMX park (discipline désormais olympique), avec seulement trois modules. Le grand show, c'était notamment une grosse compétition de BMX dirt.Le dirt, c'était le premier ADN du FISE. Après, le park est venu. Lui était le résumé des deux. En 1998, la deuxième année, il a gagné le BMX park du FISE, face à un plateau international et des riders de notoriété mondiale. Après, dans les années qui ont suivi, ça a toujours été l'athlète marquant en dirt et en park à Montpellier et la référence française. Il avait un très gros niveau, il a même fait les X Games. Il fait partie des athlètes de la famille du FISE qui ont marqué le public. Ceux qui y étaient s'en rappellent forcément, même si ça fait dix ans et qu'il est sorti de la scène. Il a dû participer à une douzaine d'éditions en tout. Plus les années passent et plus l'événement devient international, mais le public a quand même ce côté chauvin et c'était l'athlète français qui était vraiment le chouchou du public à Palavas.On a vu beaucoup d'autres athlètes se démarquer à cette époque-là, mais il était quand même la référence : toujours généreux, ravi de partager son sport avec le public, avec le sourire. Il dégageait un état d'esprit positif sur nos sports, ce qui est important aussi quand on a la démarche de vouloir le développer.23 ans après, on continue de se retrouver ensemble à faire le tour du monde car il juge les compétitions, et il impulse toujours auprès d'athlètes ce même état d'esprit. On a énormément collaboré avec lui pendant toutes ces années sur les FISE, notamment en Tunisie, en Algérie, à Dubaï... Il fait partie des athlètes qu'on invitait en permanence. Aujourd'hui, depuis plusieurs années, il fait partie des juges internationaux, capable de juger en park et en dirt. Il a toujours voulu rester dans la famille FISE. Aujourd'hui, il a son métier à côté, dans la ferronnerie d'art, mais il a eu cette envie de continuer l'histoire. »

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