Extrême - FISE (3/5) - 5 Français marquants du FISE (3/5) : Hugo Charbit, pionnier du wakeboard

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Le Festival international des sports extrêmes de Montpellier devait se tenir du 20 au 24 mai. En attendant la compétition digitale de cette année, le créateur du FISE Hervé André-Benoît revient sur cinq Français qui ont marqué l'histoire de l'événement. Troisième épisode avec Hugo Charbit, spécialiste du wakeboard.« Hugo était l'un des meilleurs wakeboarders français, un des pionniers. Il était au début du développement du wakeboard à Grammont, dans les années 2003, 2004. La discipline du wake tiré par un câble n'existait pas vraiment à cette époque. C'est lui qui a élaboré avec moi le concept qu'on a mis en place avec trois piscines, de dimensions olympiques chacune, et de mettre un principe de treuil pour tracter les wakeboarders. C'est ensemble qu'on a développé ce concept, qui était mondialement novateur. Les Américains, qui étaient à la pointe dans le wakeboard, étaient scotchés par ce qu'on a fait.Il a impulsé ce développement des infrastructures et aller essayer de faire ce que les riders rêvent. C'est parti de ça, quand on discutait ensemble : « Qu'est-ce que tu rêverais ? ». Et on l'a fait. Les meilleurs riders de la planète wakeboard sont venus, les gros médias l'avaient couvert. Et le FISE aussi a explosé sur le côté wakeboard grâce à l'originalité et la créativité qu'on avait pu avoir.Aujourd'hui, il y a énormément de téléskis en France, mais à l'époque, ça n'existait pas. Il n'y avait pas de modules, on les fabriquait nous-mêmes. C'est une compilation de structures de BMX et de skateboard, sur lesquels on mettait du revêtement spécial. Grâce à Hugo notamment, il y a eu beaucoup de créativité, de recherche. Forcément, il y a eu des ratés. Mais on cherche toujours à être à la pointe dans ce que veulent les riders, et ce qu'ils rêveraient d'avoir.Pendant toutes ces années, Hugo a été présent, à faire des podiums. En tant qu'athlète, il a toujours été à la pointe pour chercher les gros transferts, les originalités dans les figures, en repoussant en permanence les limites, à chercher ce qui ne se fait pas. Après, il a eu ce rôle de concepteur et designer des infrastructures. Maintenant, il est juge, il est même chef-juge. Il impulse aussi cet ADN de jugement, car ça fait partie des choses importantes dans nos disciplines, c'est ce qui guide pour les années à venir. Est-ce que c'est plutôt le côté gymnastique qui compte, ou l'originalité ? Il a beaucoup apporté et ça compte dans le développement d'une discipline. »

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